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Tourcoing: Gérald Darmanin aura un successeur à la mairie "d'ici la fin juillet"

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin - Eric Piermont

Le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi sa volonté de démissionner de la mairie de Tourcoing. Le nouveau maire sera choisi parmi la majorité municipale dans les prochains jours.

Un nouveau maire prendra ses fonctions à Tourcoing "d'ici la fin du mois de juillet", assure vendredi Gérald Darmanin dans un interview à La Voix du Nord. Le ministre de l'Intérieur a confirmé sa volonté de démissionner rapidement pour se concentrer sur son poste place Beauvau.

"Je ne serai plus maire de Tourcoing, mais je resterai au conseil municipal. Je souhaite que, d'ici la fin du mois de juillet, la ville de Tourcoing connaisse son nouveau maire ou en tout cas que la mission de ce nouveau maire soit effective", déclare-t-il dans un article publié vendredi après-midi sur le site internet du journal.

Réélu avec 60,9% des voix

Gérald Darmanin précise qu'il compte redevenir maire de Tourcoing dès que sa mission place Beauvau sera terminée. "Nous allons choisir de façon démocratique, au sein de la majorité municipale, celui ou celle qui pourra me succéder", poursuit-il sans donner aucun nom, évoquant le conseil municipal qui doit se réunir samedi matin à Tourcoing.

Le ministre de l'Intérieur ne participera pas à cette réunion du conseil municipal, a indiqué vendredi à l'AFP son entourage, sans préciser les raisons de son absence. En vue du choix de son successeur, l'encore maire de Tourcoing réunira sa majorité une nouvelle fois dimanche après l'avoir vue mardi.

Gérald Darmanin, qui a déjà démissionné du Conseil régional des Hauts-de-France dans la foulée de sa nomination place Beauvau, avait été réélu maire dès le 15 mars, au premier tour avec 60,9% des voix, à la tête de la liste "Le choix de Tourcoing". Il avait ceint l'écharpe tricolore le 23 mai, retrouvant un siège occupé entre mars 2014, quand le jeune élu alors estampillé UMP avait ravi la ville au PS, et septembre 2017.

Jurisprudence instaurée par Lionel Jospin

Le maire de Tourcoing avait assuré le lendemain dans le JDD que le tandem exécutif l'avait "autorisé, pendant un temps et vu les circonstances exceptionnelles" liées à l'épidémie de Covid-19, à "exercer les deux fonctions" de ministre et de maire. À son entrée au gouvernement en 2017, il avait attendu quatre mois avant de céder son fauteuil à un fidèle et de devenir premier adjoint.

Selon la jurisprudence instaurée par Lionel Jospin en 1997, un ministre ne peut pas diriger un exécutif local. Certes, il s'agit d'une règle non écrite -qui a souffert des exceptions, à gauche comme à droite (Jean-Yves Le Drian, Nicolas Sarkozy...)- mais l'ex-Premier ministre Edouard Philippe l'avait sanctuarisée en septembre 2019.

Par B.R. avec AFP