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Nord: 20 ans de réclusion en appel pour un ex-animateur coupable de viols sur mineurs

Justice

Justice - AFP

L'ancien animateur de centre aéré aurait commis des viols et agressions sexuelles sur des enfants et adolescents âgés de six à 17 ans, répétés régulièrement pour certains pendant toute leur adolescence.

Un ex-animateur d'un centre aéré du Nord à été condamné jeudi en appel à 20 ans de réclusion criminelle pour de multiples viols et agressions sexuelles sur sept mineurs qu'il encadrait, à l'issue d'un procès marqué par le suicide d'une des victimes.

Mickael L., à l'origine des poursuites contre l'accusé Sylvain Dubois dont il avait été l'amant, s'est pendu en octobre 2020 à 35 ans, selon sa veuve et son avocat, Me David Brouwer, pour ne pas avoir à affronter une nouvelle audience.

En appel, la cour d'assises du Pas-de-Calais a notamment assorti sa peine d'une période de sûreté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans avec injonction de soins, interdiction de toute activité sociale définitive avec des mineurs et l'inscription au fichier des délinquants sexuels.

Des victimes âgées de 6 à 17 ans

En septembre 2019, en première instance, Sylvain Dubois, ex-animateur de centre aéré de Bourbourg (Nord) avait été condamné à 19 années de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles commis sur des enfants et adolescents âgés de six à 17 ans, répétés régulièrement pour certains pendant toute leur adolescence et parfois poursuivis jusqu'après leur majorité, entre 1990 et 2015.

"M. L s'est suicidé, les autres (victimes) sont aujourd'hui des écorchés vifs et meurtris ne pouvant s'insérer dans la société", a lancé l'avocat général, Jean-François Créon, qui avait requis 19 à 20 ans de réclusion.

Il a relevé "la dépendance psychologique" dans laquelle Sylvain Dubois, 54 ans, emprisonnait ses jeunes victimes, et "cette sorte d'attraction-répulsion" qu'il exerçait sur eux.

Selon Me Brouwer, Mickael L. était "toujours l'amant" de Sylvain Dubois au moment de sa plainte, en 2015 contre lui. Il s'est pendu en octobre 2020 à 35 ans dans le garage automobile qu'il avait ouvert à Moûtiers (Savoie), où il avait déménagé avec sa famille.

"Vous jugez un homme qui ne cherchait pas, ne voulait pas la mort de M. L et la souffrance de ceux qui sont venus témoigner à la barre", a plaidé pour la défense Me Julien Delarue, relevant "le doute, la fragilité et les failles du dossier".

Juliette Mitoyen avec AFP Journaliste BFM Régions