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Lille: la mairie va ouvrir une "salle de shoot" le 1er octobre

Un usager se prepare sa dose de cocaïne dans une camionnette transformée en salle de shoot à Glasgow, le 11 septembre  2020

Un usager se prepare sa dose de cocaïne dans une camionnette transformée en salle de shoot à Glasgow, le 11 septembre 2020 - ANDY BUCHANAN © 2019 AFP

La structure sera située dans l'enceinte du Centre de soins, d'accompagnement et prévention en addictologie, du CHRU de Lille, à l'écart du centre-ville.

Une "salle de shoot" va ouvrir le 1er octobre à Lille, dans le cadre de l'expérimentation de ces structures déjà en cours à Paris et Strasbourg depuis 2016, a indiqué ce mercredi la mairie.

"Tout est prêt" pour l'ouverture de cette salle de consommation à moindre risque, à laquelle la mairie socialiste Martine Aubry s'était engagée dans la campagne des dernières municipales, a indiqué l'adjoint à la solidarité, Arnaud Deslandes.

La structure sera située dans l'enceinte du Centre de soins, d'accompagnement et prévention en addictologie, du CHRU de Lille, à l'écart du centre-ville.

La salle, financée à hauteur de 1 million d'euros par la Direction générale de la Santé sera animée par 12 personnels, infirmiers et éducateurs spécialisés, pour offrir un parcours de soins aux toxicomanes, a précisé Arnaud Deslandes.

"Santé" et "tranquilité" publiques

L'enjeu de son fonctionnement porte tant sur "la santé publique" que sur la "tranquillité publique", a-t-il souligné.

Il avait plus tôt confirmé le lancement de la structure en marge d'une présentation à la presse d'un nouveau centre d'hébergement d'urgence.

"La ville a travaillé avec plusieurs partenaires" dont l'Agence régionale de santé, le Caarud (centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogue), "ainsi que les services de l'Etat notamment la Mildeca", Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, a précisé un porte-parole de la mairie.

Le ministère de la Santé avait officialisé début juin son souhait de pérenniser ces centres, qui permettent aux toxicomanes de s'injecter de l'héroïne et d'autres opiacés avec du matériel stérile, face au bilan "positif" des deux structures expérimentées à Paris et Strasbourg depuis 2016.

Le cadre dérogatoire qui leur permet d'opérer prend fin en 2022.

Des projets de ce type sont également en gestation depuis plusieurs mois à Bordeaux et à Marseille.

Cy.C avec AFP