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Hôpital de Valenciennes: prime doublée et titularisations chez Onet

L'hôpital de Valenciennes.

L'hôpital de Valenciennes. - FRANCOIS LOPRESTI / AFP

Les salariés de la société, qui sous-traite le bionettoyage, étaient en grève depuis plusieurs jours.

Après plusieurs jours de grève, la direction de la société Onet qui sous-traite le "bionettoyage" à l'hôpital de Valenciennes (Nord) et la CGT ont signé mercredi soir un accord doublant la prime trimestrielle et promettant la titularisation d'un tiers des CDD, selon le syndicat.

Sollicitée ce jeudi par l'Agence France-Presse (AFP), la direction locale d'Onet, numéro un français de l'hygiène, n'a pas voulu s'exprimer, et la direction nationale était pour l'heure injoignable.

Le 10 décembre, l'enquête télévisée "Cash Investigation" avait pointé du doigt les conditions de travail des employés de ce prestataire dans cet hôpital et la logique économique qui sous-tend ce type de contrat. Et s'interrogeait sur leur compatibilité avec les protocoles de "bionettoyage" en vigueur dans les établissements médicaux.

Plusieurs mouvements de grève ces derniers mois

Après plusieurs mouvements de grève les mois précédents, une partie du personnel était de nouveau en grève depuis six jours pour obtenir une revalorisation salariale, a rapporté jeudi la secrétaire du CSE et déléguée CGT, Séverine Ladrière.

Un accord a été signé mercredi soir "à 23h00", qui va doubler la prime trimestrielle, passant de 100 à 200 euros bruts, et va titulariser 35% des CDD, a-t-elle assuré.

"Il y aura plus de personnel, donc on aura plus de temps pour le bionettoyage des chambres", a-t-elle souligné, se félicitant de cet accord trouvé la veille du réveillon de Noël.

Cela "devrait couler de source"

Onet emploie environ 130 personnes tous statuts confondus à l'hôpital de Valenciennes, selon la CGT, "seul syndicat" représenté dans l'entreprise.

"C'est regrettable de devoir faire six jours de grève pour obtenir ce qui devrait couler de source", a réagi Pierre-Jean Serrières, délégué syndical central CGT d'Onet.

En amont de la diffusion du programme diffusé sur France 2, la direction de la communication de l'hôpital avait fait valoir que "les revendications salariales des employés des sociétés de nettoyage ne relèvent pas de la gestion de nos services."

"Il est irresponsable d'attaquer l'hôpital et de créer de la suspicion à notre endroit auprès de la population qui pourrait renoncer aux soins et aggraver une situation qui l'est déjà suffisamment", avait-elle ajouté.

F.B. avec AFP