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Hauts-de-France: le chef du Samu du Nord favorable au confinement "pour freiner la diffusion virale"

Patrick Goldstein a estimé ce jeudi, à quelques heures des annonces de Jean Castex, qu'il était impératif de prendre de nouvelles mesures restrictives pour freiner l'épidémie de Covid-19.

À l'instar de l'Île-de-France, les Hauts-de-France devraient basculer dans une logique de confinement régionalisé dès ce week-end: c'est en tout cas la piste privilégiée à l'heure actuelle. Jean Castex et Olivier Véran doivent prendre la parole ce jeudi, à 19h, à pour annoncer de possibles nouvelles restrictions. Mais alors, confinement toute la semaine ou seulement le week-end? La question doit être tranchée dans les prochaines heures. Quelle que soit l'option choisie, Patrick Goldstein, chef du pôle de l'urgence et du Samu du Nord au CHU de Lille, se réjouit de ce probable nouveau tour de vis.

"La décision doit être prise maintenant", a estimé le médecin ce jeudi sur BFM Grand Lille. Métropole lilloise, département du Nord, très probablement Hauts-de-France... Situation tendue également dans le Pas-de-Calais mais aussi en Picardie, dans l'Oise. Donc on est bien sur un problème régional."

Si les mesures de confinement territorialisé déjà en place commencent à porter leurs fruits selon Patrick Goldstein, elles lui semblent insuffisantes pour casser la dynamique de diffusion à l'échelle de la région.

"La santé est globale"

"Sur Dunkerque, on est contents. On a une diminution du taux d'incidence, qui est passé de 1000 à à peu près 556", a-t-il indiqué. "Mais la pression sur les services de réanimation, sur les services hospitaliers, sur les services de médecine, reste très, très intense. On est quasi à un taux de saturation. On a dû rouvrir des lits de réanimation. Ceci sous-entend qu'on déprogramme." C'est pourquoi, insiste-t-il, "il est grand temps de limiter, de tout faire pour freiner cette diffusion virale".

Si un confinement sept jours sur sept semble plus à même à ralentir la propagation de l'épidémie qu'un confinement limité au week-end, Patrick Goldstein rappelle que "la santé est globale". Il s'explique: "C'est celle que nous prenons en charge dans nos services. C'est aussi une santé sociale, psychologique voire économique (...) Il faut tout prendre en compte."

Un appel à la responsabilité

Compte tenu de ces paramètres, c'est plutôt pour la seconde option que pencherait le chef du Samu du Nord. "Je pense sincèrement que le confinement de week-end, s'il est vraiment respecté, avec un couvre-feu, qui doit absolument être respecté, avec des mesures barrières, qui doivent absolument être respectées, et surtout une reprise très large de la vaccination, avec un effort qui doit être fait pour notre région (...), nous permettrait d'espérer des jours meilleurs".

Et Patrick Goldstein d'appeler à nouveau à la responsabilité de chacun. "Le confinement, c'est nou"s, martèle l'intéressé. "Nous devons gérer nous-mêmes cette période intermédiaire pour permettre de raccourcir ces temps difficiles. (...) Le confinement, c'est en attendant que nous puissions vacciner une grande partie de la population."

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions