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"Make our planet great again": plus de 150 chercheurs étrangers répondent à l'appel de Macron

154 chercheurs ont répondu à l'appel d'Emmanuel Macron à venir travailler en France

154 chercheurs ont répondu à l'appel d'Emmanuel Macron à venir travailler en France - LUDOVIC MARIN / AFP

Cent-cinquante quatre dossiers de chercheurs étrangers qui veulent venir travailler en France, notamment américains, ont été déposés en réponse à l'appel d'Emmanuel Macron lancé après le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

L’appel d’Emmanuel Macron n’est pas resté lettre morte. Après l’annonce du retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, le chef de l’État avait invité les chercheurs, notamment américains, à rejoindre la France pour "travaillez ici avec nous" et "trouver des solutions concrètes pour protéger le climat".

Relayé sur la plateforme en ligne, l’opération "Make our planet great again" a déjà été entendue par 154 chercheurs, lesquels ont déposé un dossier avec l’espoir d’effectuer des missions dans l’Hexagone pendant quatre ans au moins, révèle la revue Nature.

Des candidats de 97 nationalités

Au total, 97 nationalités sont représentées parmi les candidats et la moitié d’entre eux sont Américains, selon Le Parisien. Tous ne pourront pourtant pas exercer en France puisque 80 chercheurs seront sélectionnés mi-septembre par le CNRS (Centre national de la recherche Scientifique). Après quoi, les candidats sélectionnés devront peaufiner leur dossier. Une cinquantaine de gagnants seront finalement désignés fin novembre. La limite du dépôt des candidatures est fixée au 31 août.

Bioclimatologiste à l’Université du Montana aux États-Unis, Ashley Ballantyne fait partie des candidats au départ. "Il existe très peu de possibilités de financement pour la recherche dans mon domaine aux États-Unis", explique-t-elle à Nature, avant de juger le programme français "attrayant".

La douloureuse question du budget

Alors qu’Emmanuel Macron prévoit une coupe de 331 millions d’euros dans la Recherche, la venue de 50 chercheurs étrangers qui coûterait 60 millions d’euros, dont la moitié assumée par l’État, est loin de faire l’unanimité. Comme le rappelle Le Parisien, de nombreux chercheurs français ont déploré le "coup de com" du chef de l’État en juin dernier, alertant sur la situation critique des universités, déjà en manque de moyens.

Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, on promet que l’effort budgétaire demandé "n’affectera en rien les moyens des universités, ni les programmes de recherche engagés ou les campagnes d’emploi". 

Paul Louis