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Pouvoir d'achat: le gouvernement défend ses mesures en lançant un simulateur de fiche de paie

Les dépenses contraintes (impôts, loyers, crédits, assurances, forfait internet,...) grignotent de plus en plus le revenu des Français. Elles représentent 61% du revenu moyen contre 59% en 2012.

Les dépenses contraintes (impôts, loyers, crédits, assurances, forfait internet,...) grignotent de plus en plus le revenu des Français. Elles représentent 61% du revenu moyen contre 59% en 2012. - Philippe Huguen - AFP

En indiquant leur salaire brut mensuel, les internautes pourront visualiser les gains de pouvoir d'achat obtenus via la suppression des cotisations maladie et chômage.

Alors que la gronde sur le prix des carburants prend de l'ampleur, le gouvernement a mis en ligne ce jeudi un simulateur pour les salariés, afin qu'ils puissent visualiser les gains de pouvoir d'achat générés par ses mesures. Celui-ci est accessible depuis le site economie.gouv.fr.

Dès le 1er janvier 2018, la CSG a augmenté de 1,7 point pour tous. En contrepartie, la salariés ont versé moins de cotisations sociales. Celle de 0,75% pour l'assurance maladie a été supprimée et celle de 2,40% pour l'assurance chômage a été abaissée à 0,95%. Pour un travailleur dont le salaire brut est de 2000 euros, cela représente une hausse de 10,60 euros de son salaire net.

Puis, depuis le mois d'octobre, la cotisation salariale maladie a elle aussi été supprimée. Pour ce même salarié, cela représente un gain de 19 euros sur son bulletin de paie.

Simulateur pouvoir d'achat gouvernement.png
Simulateur pouvoir d'achat gouvernement.png © Capture d'écran economie.gouv.fr

Financement de la protection sociale

Le simulateur comprend également un exemple de fiche de paie permettant de visualiser quelles lignes ont évolué. Le gouvernement parle de "gain net de salaire", car il faut bien comprendre que l'augmentation porte uniquement sur le salaire net, votre salaire brut n'a pas changé, à moins que votre employeur vous ait accordé une augmentation, mais là-dessus le gouvernement n'a pas la main.

Simplement, vous avez versé moins de cotisations pour financer la protection sociale. À l'inverse, les retraités, qui ne finançaient pas des prestations auxquelles ils n'étaient, par définition, pas éligibles comme les allocations chômage, les financent désormais en supportant la hausse de la CSG de 1,7 point sans compensation pour 60% d'entre eux.

Par rapport à 2017, un salarié qui touche 2000 euros bruts mensuels aura vu son salaire net augmenter de 184,14 euros cette année et de 355,14 euros en 2019.

J.-C.C.