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Victime de son succès, le resto parisien de burgers à 2,50 euros ferme

La toute petite salle de "Mangez et cassez-vous" dans le 11ème arrondissement de Paris.

La toute petite salle de "Mangez et cassez-vous" dans le 11ème arrondissement de Paris. - Mangez et Cassez-vous

Le propriétaire de "Mangez et cassez-vous" l’a annoncé dans un post sur Instagram ce mardi : "on ferme" ! La faute au monde rameuté par le buzz autour de ses burgers à moins de trois euros.

"On ferme !". Le restaurant "Mangez et cassez-vous" dont la notoriété a décuplé en quelques jours après la parution d’une vidéo à sa gloire sur le réseau social Tik Tok, "ferme parce qu’il y a trop de monde", a annoncé mardi matin son équipe sur sa page Instagram.

"Notre toute petite structure n'est pas adaptée, ça nous fait trop mal de vous faire faire une ou deux heures de queue, on préfère fermer le restaurant que de vous faire subir ça ! Nous vous faisons toutes nos excuses pour ces longues heures d'attente en face du restaurant. Nous sommes donc fermés pour une durée indéterminée le temps d'essayer de faire quelques aménagements !", précise l’équipe de "Mangez et cassez-vous" dans son post.

Une fermeture censée être temporaire donc, pour cette échoppe du 11ème arrondissement parisien qui propose cinq recettes de burgers à des prix défiants toute concurrence pour du fait-maison: de 2,50 à 2,90 euros.

"Mal au coeur"

Ces prix et plusieurs vidéos de dégustation de ces burgers parues sur Tik Tok puis YouTube fin-juin, et la parution d’articles dans la presse (dont le nôtre lundi), a fait exploser la notoriété de l’enseigne ces derniers jours. Une viralité qui s’est concrétisée par le débarquement de hordes de nouveaux clients devant le minuscule snack parisien.

Lundi, un adepte de la première heure déplorait ainsi auprès de BFM Paris que l’attente pour avoir son burger soit passée d’une petite demi-heure avant le buzz, à "une ou deux heures". Aniss Messadek, le patron du restaurant, disait lui-même regretter cette effervescence. Il affirmait faire suffisamment de volumes depuis un an qu'il a ouvert pour rentrer dans ses frais. "Ça me fait mal au coeur que des gens attendent deux heures, parfois trois" pour manger, se désolait-il hier au micro de BFM Paris.

Nina Godart
https://twitter.com/ninagodart Nina Godart Journaliste BFM Éco