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Ce que coûterait à l'économie et aux finances publiques un troisième confinement

Selon les évaluations de Bercy, un nouveau confinement strict causerait une perte d'activité de 18%, contre 10% pour un reconfinement a minima. La contraction atteindrait 13% en cas de confinement calqué sur celui de novembre dernier.

Un troisième confinement pourrait entraîner une perte d'activité entre 10% et 18% selon le degré de contrainte qui serait appliqué aux Français et aux entreprises, selon une évaluation du ministère de l'Economie. "Le confinement ne peut être que la toute dernière mesure quand toutes les autres ont été essayées", a estimé ce mercredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France Culture, en évoquant l'impact d'un troisième confinement.

Selon l'évaluation de Bercy, dévoilée par Le Parisien et confirmée à l'AFP par le ministère, un confinement a minima, incluant une fermeture des collèges et lycées et des restaurants d'entreprises, entraînerait une perte d'activité de 10% par rapport au niveau d'avant-crise.

-8% actuellement

Un confinement strict, avec fermetures de tous les établissements scolaires et des commerces non essentiels, causerait une perte d'activité de 18%, toujours selon le ministère. C'est moins qu'au printemps, où la perte avait atteint plus de 30%, car le gouvernement estime que certains secteurs comme l'industrie et le bâtiment continueraient de fonctionner.

Enfin, un scénario intermédiaire, dans lequel les écoles et crèches resteraient ouvertes, mais avec une fermeture des collèges et lycées et des commerces non-essentiels, entraînerait une perte d'activité de 13%, soit à peine plus qu'en novembre dernier (-12%).

Le ministère a précisé qu'actuellement, les fermetures administratives imposées aux cafés et restaurants, ainsi qu'aux activités culturelles et touristiques entraînent une chute d'activité de 7%, à laquelle vient s'ajouter 1% de perte supplémentaire due au couvre-feu à 18 heures.

Jusqu'à 20 milliards d'euros par mois pour les finances publiques

En parallèle de ces estimations, Bercy a calculé le coût d'un nouveau confinement pour les finances publiques, comme le rapporte le journal Les Echos. Aujourd'hui, les mesures de soutien à l'économie (chômage partiel, fonds de solidarité, exonérations de charges...) coûtent près de 6 milliards d'euros par mois. Avec un troisième confinement, la facture pour les finances publiques grimperait à entre 15 et 20 milliards d'euros par mois.

P.L. avec AFP