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Télétravail: "la demande est générale" parmi les salariés

Jean-Christophe Sciberras, DRH et membre du cercle des DRH, était l'invité ce jeudi matin de Good Morning Business sur BFM Business.

Le télétravail s'est-il imposé dans les esprits des salariés français? "Il faut bien mesurer l'ampleur et la force du changement. Le télétravail, ce n'est pas qu'une organisation physique", a estimé Jean-Christophe Sciberras, DRH et membre du cercle des DRH européens, sur le plateau de Good Morning Business. "On sent aujourd'hui une vraie demande des salariés. Dans toutes les entreprises, quel que soit le pays européen, quand on pose la question 'voulez-vous faire plus de télétravail que ce que vous faisiez avant?', vous avez 90 à 95% des employés qui répondent 'oui'. La demande est générale".

"Les managers ont changé leur regard". "Ce qui est intéressant c'est qu'avant le manager ou le 'super boss' ne faisaient pas de télétravail […]. Ils y ont été obligés et ils ont finalement découvert quelque chose qu'ils pratiquaient, eux, et qui fonctionnait dans une certaine mesure". Néanmoins, le télétravail peine encore à décoller en France. Alors que partout ailleurs, aux Etats-Unis, en Asie, en Europe, les bureaux sont restés quasi vides, à peine 15% des salariés français sont aujourd'hui en télétravail. C'est à peine plus qu'en septembre, malgré la reprise de l'épidémie, et loin des 50% atteints au pic de la crise.

"Trouver les bons équilibres"

"De toute façon il va y avoir des enjeux économiques – le besoin des mètres carrés de bureaux, c'est un sujet – et des enjeux de transition écologique", a assuré Jean-Christophe Sciberras, qui ajoute également "tout l'argent que coûte l'encombrement des transports à la collectivité". "Les salariés, les entreprises, les coûts, le développement durable, tout y concoure", avance-t-il. Pour le DRH, la bonne solution n'est ni le retour en arrière ni 100% de télétravail. "Ce n'est pas tout l'un ou tout l'autre, il ne faut pas être binaire. Il faut trouver les bons équilibres" pour les salariés et les entreprises.

J. B.