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Rodez: Bosch doit "aller plus loin" que 500 postes préservés, prévient l'exécutif

L'équipementier automobile allemand Bosch va supprimer 750 emplois sur 1.250 dans son usine de Rodez d'ici 2025

L'équipementier automobile allemand Bosch va supprimer 750 emplois sur 1.250 dans son usine de Rodez d'ici 2025 - Sebastian Gollnow

le groupe allemand a annoncé le 5 mars qu'il allait supprimer 750 emplois dans son usine de Rodez d'ici à 2025.

L'équipementier automobile allemand Bosch doit "aller plus loin" que les 500 postes qu'il entend maintenir sur son site de Rodez (Aveyron), a affirmé dimanche la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Bosch a annoncé le 5 mars qu'il allait supprimer 750 emplois dans son usine de Rodez d'ici à 2025. La mesure est "indispensable", selon lui, dans le contexte de chute des ventes de véhicules diesel, une technologie dont le site est spécialiste.

L'usine, dont la fermeture avait été évoquée, restera ouverte, éliminant un scénario "catastrophe", mais "est-ce que l'on doit s'en satisfaire, certainement pas", a déclaré Agnès Pannier-Runacher sur Radio J.

"Zéro départ contraint"

L'enjeu est désormais "d'avoir le maximum d'emplois maintenus sur le site. Bosch articule le chiffre de 500, je pense que l'on peut aller plus loin, avant de parler de départs", a assuré la ministre. "Je laisse Bosch faire des propositions."

Agnès Pannier-Runacher a en outre demandé à Bosch "zéro départ contraint", une volonté déjà exprimée par l'entreprise qui veut avoir recours à des retraites anticipées et des départs volontaires.

L'annonce de Bosch a provoqué un séisme dans le bassin d'emploi de Rodez, où l'équipementier était jusqu'ici le premier employeur privé.

T.L avec AFP