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Retraites: Laurent Berger (CFDT) dresse sa liste des améliorations à apporter au texte de loi actuel

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "le gouvernement vient de faire le choix du 49-3, mais pas encore celui de la justice sociale."

Pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, "le gouvernement vient de faire le choix du 49-3, mais pas encore celui de la justice sociale." - Stéphane de Sakutin-AFP

Inquiet "sur le contenu du texte", Laurent Berger demande, dans un entretien au Parisien, d'améliorer le projet de loi sur plusieurs points: outre la pénibilité, il cite la sécurisation des transitions d'un régime à l'autre, la pension minimale à 85% du Smic dès 2022 et une majoration par enfant forfaitisée...

La CFDT maintient la pression sur le gouvernement, Edouard Philippe ayant dégainé samedi le recours à l'article 49-3 pour faire adopter le texte de la réforme sur les retraites sans vote à l'Assemblée nationale.

"On déplore que le débat de fond soit encore escamoté, c'est une occasion de perdue", a regretté le négociateur retraites de la CFDT, Frédéric Sève.

"Le Premier ministre s'est engagé à présenter un texte différent qui intègre des améliorations mais sans prendre en compte à ce stade notre demande prioritaire: la pénibilité qui touche les travailleurs soumis aux manutentions de charges lourdes, aux postures pénibles, aux vibrations mécaniques et aux risques chimiques ne donnera toujours pas droit à réparation et à un départ anticipé", a déploré la première centrale syndicale française plus tard.

Une pension minimale à 85% du Smic dès 2022 ?

Pour son secrétaire général Laurent Berger, "le gouvernement vient de faire le choix du 49-3, mais pas encore celui de la justice sociale". "Inquiet sur le contenu du texte", il demande, dans un entretien au quotidien Le Parisien, d'améliorer le projet de loi sur plusieurs points.

  • "Pour les agents publics qui touchent peu de primes, la CFDT revendique qu'il y ait une clause de sauvegarde leur garantissant à terme un niveau de pension au moins égal à ce qu'il est aujourd'hui" explique-t-il.
  • Laurent Berger demande aussi au Premier ministre "d'améliorer le texte avec une réelle prise en compte de la pénibilité mais aussi la sécurisation des transitions. On demande aussi que la pension minimale soit fixée à 85 % du smic dès 2022 et non pas à partir de 2025."
  • Sur le point précis de la prise en compte de la pénibilité, selon lui, "le texte est trop évasif, même si je note qu'il y a eu des avancées sur la prévention et la reconversion."
  • Enfin en matière de droits familiaux, "la majoration de pension par enfant doit être forfaitisée ou à tout le moins définir un plancher pour profiter davantage aux basses pensions. La partie de cette majoration attribuée au titre de la maternité doit être accrue et une majoration supplémentaire pour enfant handicapé doit également être intégrée" souligne le responsable de la CFDT.
Frédéric Bergé