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Supply chain : en constante innovation pour optimiser les flux

[CONTENU PARTENIRE] Des stocks dans les entrepôts aux colis livrés à domicile, la supply chain s’adapte aux nouveaux modes de consommation. Pour répondre aux besoins, l’innovation apparait comme une ligne de conduite indispensable. Savoye, entreprise française spécialisée dans l’intralogistique et les logiciels de gestion de la supply chain, vient de rejoindre le classement des 20 premiers acteurs mondiaux, établi par le média américain de référence, Modern Materials Handling. Remy Jeannin, son Président, répond à nos questions sur ce secteur en constante évolution.

Quelle a été l’incidence de la crise sanitaire sur la supply chain ?

Remy Jeannin : L’automatisation de la supply chain est en plein boom au niveau mondial. De notre côté, comme l’innovation fait partie de notre ADN, nous avions un portefeuille de commandes déjà important, mais de nouveaux projets ont vu le jour. La plupart des entreprises ont pris conscience que l’omnicanalité était indispensable pour assurer la résilience dans une période comme celle-ci.

Nos clients ont vu leurs ventes à distance exploser, ne serait-ce qu’à cause des boutiques fermées. Les acteurs du commerce doivent s’adapter au consommateur qui veut pouvoir commander à partir de n’importe quel support et se faire livrer à tout moment, partout : point relais, à la maison, au bureau, en consigne, magasin…

La révolution du commerce par voie électronique était déjà une tendance existante avant la pandémie, elle a simplement été fortement accélérée. Pour autant, elle va sans doute reprendre sa croissance classique car on ne peut pas encore considérer que les magasins vont disparaitre.

Comment se matérialise aujourd’hui l’innovation sur ce marché ?

Remy Jeannin : On est dans un secteur où il y a beaucoup de nouveautés, ça évolue très vite. D’une part, on a des évolutions technologiques. Cela correspond notamment à la capacité de petites machines autonomes à repérer leur environnement, à se reconnaitre entre elles et à indiquer des changements d’environnement. On parle évidemment beaucoup d’intelligence artificielle, qui est rendue possible grâce à la répétition et à des appareils de plus en plus performants, capables de qualifier ces situations.

Dans le même temps, nous nous sommes attachés à développer de nouveaux processus. On va de plus en plus vers de la robotique mobile, car dans ce secteur on recherche la densité pour diminuer les coûts. Par exemple, les robots permettent de se déplacer plus facilement dans le rayonnage et peuvent accéder à du stock qui se trouve en hauteur.

Dans ces conditions, comment la supply chain intègre-t-elle la dimension environnementale ?

Remy Jeannin : La dimension environnementale ne fait plus débat auprès des acteurs économiques et des consommateurs. L’un des principaux enjeux de la supply chain est de regrouper au maximum les expéditions. Les flux logistiques doivent être optimisés de la meilleure façon possible pour réduire le nombre de kilomètres que parcourent les produits. Le cœur de notre activité reste centré sur cette optimisation, grâce aux logiciels qui permettent de réduire l’empreinte carbone. Par exemple, l’une de nos machines permet de réduire la taille du carton à la taille du produit qui se trouve à l’intérieur.

Par ailleurs, nous avons développé des machines particulièrement économes en terme d’énergie et nous favorisons leur éco-conception.

Aujourd’hui, d’autres améliorations sont possibles. Il faut notamment avoir conscience que l’e-commerce a fait naître d’autres tendances comme la « reverse logistic », soit le fait de renvoyer un produit qui ne nous convient pas, ce qui génère beaucoup de flux, ou encore le carton qui n’est pas recyclable à cause de l’encre polluante qu’il contient.

Ce contenu a été réalisé avec SCRIBEO. La rédaction de BFMBUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu

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