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La pièce d’occasion, futur du marché de la réparation automobile

[CONTENU PARTENAIRE] Opisto permet de réparer son véhicule à petit prix, en faisant fonctionner l’économie circulaire. Aujourd’hui, l’activité de l’entreprise est portée par deux métiers complémentaires : celui d’éditeur de logiciels pour la casse automobile (centres VHU) et celui de distributeur de pièces de réemploi en ligne, à l’intention tant des professionnels que des particuliers. La société affiche désormais des ambitions européennes confirme Laurent Assis Arantes, cofondateur.

Aux Etats-Unis, la part de marché des pièces d'occasion s'élève à 20 % contre 5 % en France. Certes, ce pourcentage a été multiplié par 2 en 10 ans, mais comment expliquez-vous ce décalage ?

En France, le marché de la pièce d’occasion a été pendant très longtemps assimilé à la casse automobile à l’ancienne. Depuis 10 ans, il a énormément évolué avec des casses qui se structurent et deviennent des magasins de pièces de réemploi. Cette montée en gamme permet à des acteurs beaucoup plus importants, réseaux de distribution, assureurs, de mettre en avant la pièce de réemploi pour réparer les véhicules de leurs clients, en la débarrassant de son ancienne image. Toutefois, cette offre s’est structurée tard en France, ce qui explique en partie le décalage observé avec les Etats-Unis.

Comment en démocratiser l’utilisation ?

Tout l’enjeu est de trouver l’équilibre entre le volume de stocks disponibles et la consommation de ces pièces afin de répondre exactement à la demande du client et faire en sorte qu’il ne reparte pas sans avoir trouvé ce qu’il était venu chercher. Aujourd’hui, nous accompagnons les centres VHU (véhicule hors d’usage) sur la valorisation des pièces de véhicules. Il y a une vingtaine d’années, la plupart des business models de ces centres étaient très orientés sur le véhicule, acheté à un bon prix, rapidement revendu entier à l’export dans le but d’être réparé, avec à la clé une marge assurée. Désormais, il s’agit donc de valoriser les pièces demandées par le marché, recherchées par les professionnels comme par les particuliers, et contribuer ainsi à démocratiser la pièce de réemploi. Nous sommes actuellement partenaires de 466 centres VHU, soit environ 45 % de la filière de recyclage automobile en France.

C’est également vrai pour les marchés étrangers ?

Etendre notre offre à l’international fait partie de la stratégie d’Opisto. La digitalisation et la mutualisation des pièces nous permettent d’étoffer notre offre qu’elle soit vendue sur nos propres plateformes ou celles de nos partenaires. Nous disposons donc d’une solution complète pour les centres VHU en Europe et il existe de nombreux marchés intéressés par ce type de solutions. Sur les pays limitrophes à la France, nous visons un déploiement à l’horizon 2023.

Comment avez-vous vécu cette année 2020 ?

Nous avons été fortement impactés par le premier confinement avec la mise à l’arrêt de l’activité de certains de nos clients entraînant une perte de plus de 70 % de notre chiffre d’affaires. Pour autant, un rattrapage sur le reste de l’année nous a permis de terminer 2020 en croissance, même si elle est un peu inférieure à nos prévisions précédant la crise sanitaire. La pièce de réemploi est en train de franchir une réelle étape. En la matière, nous constatons un engouement de plus en plus fort. Elle fait, de plus, sens au regard de l’évolution des mentalités.

Vous pensez à l’économie circulaire ?

La relance économique doit être plus verte. L’économie circulaire va y prendre toute sa part. Les consommateurs en ont conscience et plébiscitent de plus en plus l’achat d’occasion qui allie écologie et économie. Une tendance à laquelle répond la pièce automobile de réemploi. Elle est jusqu’à 70% moins chère qu’une pièce neuve sans entamer la qualité du produit et du service associé. La pièce d’occasion est un choix stratégique notamment quand on sait que l’automobile est le 2e poste de dépense des ménages français.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec SCRIBEO. La rédaction de BFM BUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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