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Reine Bike, la startup nantaise nous dévoile en exclusivité son vélo électrique haut de gamme

Reine Bike, une startup nantaise nous dévoile en avant première son "cruiser" électrique et connecté

Reine Bike, une startup nantaise nous dévoile en avant première son "cruiser" électrique et connecté - PS

Reine Bike, la startup nantaise nous a dévoilé en exclusivité son vélo électrique haut de gamme. Nous avons testé le prototype de ce "beach bike" urbain qui sera disponible en juin.

La France plus que jamais le pays du beau vélo. Selon Jérôme Valentin, président de l'Union Sport & Cycle, un nouveau fabricant français apparait chaque mois. Ces marques visent principalement le créneau du haut de gamme. Après Moustache, Angell, Le Velo Mad, Voltaire, ou dans le très haut de gamme Colleen ou Heritage, voici Reine Bike, une startup nantaise créée par Stéphane Grégoire, ex-dirigent dans les télécoms et passionnés de vélos.

L'idée est de proposer un vélo à assistance électrique raffiné, robuste et connecté. Après avoir conçu le design sur une feuille de papier, Stéphane Grégoire a contacté Arcade, l'une des plus importantes usines françaises de cycles, qui a décidé de l'accompagner pour que ce projet devienne réalité.

Arcade se charge en plus de la logistique des composants, de l'assemblage et de la peinture du cadre aluminium, la même que dans l'industrie automobile. Actuellement en précommande, il sera livré aux clients à partir de juillet 2021, Reine Bike nous a permis de tester en avant-première le prototype de son cruiser pour surfeurs urbains.

Derrière ce design de cruiser californien, un vélo connecté nantais
Derrière ce design de cruiser californien, un vélo connecté nantais © PS

Reine Bike a décidé de se distinguer par un design néo rétro inspiré des "beach bike" californiens des années 60, 70 et 80. Le cadre en aluminium déclinable en deux versions (ouvert ou fermé) est composé d'un double tube. La chaine est protégée par un carter et les pignons arrières (16 vitesses), dissimulés dans le centre de la roue, s'actionnent, non pas par un sélecteur classique, mais avec un variateur continu (Enviolo City C) installé dans la poignée et connecté au moyeu de la roue arrière.

Pour changer les vitesse, un variateur continu, un système simplissime pensé pour pour les néophytes
Pour changer les vitesse, un variateur continu, un système simplissime pensé pour pour les néophytes © PS

Un système simplissime pensé pour les néophytes. En actionnant la poignée de droite, le pédalage s'adapte pour ne pas avoir à peiner dans les montées et prendre des accélérations quand la route est plane.

"Cet accessoire permet de simplifier le passage de vitesses qui reste l'une des difficultés pour ceux qui se mettent au vélo. Plus besoin de savoir sur quel pignon on est", explique à BFM Business, Stéphane Grégoire.

Un moteur chinois spécialement designé

Côté assistance électrique, le Reine Bike est équipé d'un moteur (Bafang M420 36V/250W, couple 80 Nm) dans le pédalier. Il est alimenté par une batterie amovible (Phylion B 18 lithium-ion 36 V - 14 A/h - 504 wh) intégrée au cadre. Après seulement 2h30 de chargement elle offre une autonomie jusqu'à 120 km.

Un moteur Bafang repensé avec Reine Bike pour respecter le design
Un moteur Bafang repensé avec Reine Bike pour respecter le design © PS

Le choix d'un moteur chinois peut surprendre d'autant qu'habituellement, les vélos haut de gamme sont équipés de moteurs Bosch.

"Bosch impose le design du berceau moteur et du tube de batterie, et nous aurions dû renoncer à notre projet pour ressembler à tous les autres", explique Stéphane Grégoire. "Bafang a mis un ingénieur à notre disposition pour concevoir un moteur adapté. Ils font cela avec d'autres marques comme Jeep, par exemple. La groupe a aussi accepté d'ouvrir ses données pour créer notre appli comme nous le souhaitions".

Depuis son smartphone, on peut le déverrouiller, le surveiller et le protéger du vol grâce à un capteur qui déclenche une alarme et envoie un SMS si on y touche. Elle sert aussi à surveiller la charge de la batterie et à calculer l'usage. Mais pour ceux qui n'en veulent pas, Reine Bike est aussi proposé en version électrique non connectée à un tarif de 2990 euros au lieu de 3490 euros.

"Nous voulons laisser le choix aux utilisateurs. Certains n'ont pas besoin ou pas envie de connecter leur vélo à un smartphone", explique Stéphane Grégoire.

Reste le poids. Le vélo pèse près de 28 kg. Le porter pour monter des escaliers est un travail herculéen. Mais avec un couple moteur de 80 Nm, le pilotage est étonnamment fluide. On atteint les 25 km/h en à peine cinq tours de pédales. Même pour monter une côte, en jouant sur les modes, il y en a 5, on arrive à maintenir tranquillement son allure sans trop peiner.

Le poids a un autre avantage. Il permet de supporter jusqu'à 150 kg pour s'adapter à tous les gabarits, mais aussi à être utilisé dans des activités professionnelles. Selon Stéphane Grégoire, il est même homologué pour 220 kg.

"Nous pensons déjà aux futurs usages. Avec cette résistance, il pourrait dans l'avenir être adapté pour du vélo partage ou pour des artisans urbains qui voudraient avoir un vélo flexible selon leur besoin quotidien. Nous sommes sur la côte atlantique et pensons aussi à une remorque adaptée pour transporter un surf", explique le fondateur de Reine Bike en précisant que ce projet est en cours de réflexion.

Reine fignole les derniers détails de son vélo pour le livrer dès juin prochain. La société met également au point une gamme d'accessoires en respectant le design. Enfin, elle envisage aussi un système d'abonnement qui comprendra un dispositif de protection contre le vol et une assurance. "Nous sommes en négociations avec de grandes compagnies d'assurance pour trouver la meilleure couverture au meilleur prix", nous a confié Stéphane Grégoire.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco