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Qui travaille le dimanche?

Les personnels du secteur médico-social sont nombreux à travailler le dimanche.

Les personnels du secteur médico-social sont nombreux à travailler le dimanche. - Philippe Huguen - AFP

Deux actifs sur dix travaillent occasionnellement ou régulièrement le dimanche, selon une note de la Dares. Ce sont les personnels du secteur médico-social qui sont les plus concernés, mais les agriculteurs et les agents de sécurité sont aussi nombreux à ne pas bénéficier du repos dominical.

Pour certains actifs, le dimanche ne rime pas toujours avec farniente, famille ou encore loisirs. Ils sont 21,6% à devoir se rendre au travail ce jour-là, selon une note de la Dares portant sur 2019. Dans le détail, sur les quatre dernières semaines, ils sont 14,6% à travailler au moins un dimanche sur deux, et 7% de manière plus occasionnelle, avec un seul dimanche.

Ce chiffre est en légère augmentation depuis 2013 (+1,4 point). L’assouplissement du code du travail sur le travail dominical, dite loi Macron de 2015, ne semble donc pas avoir provoqué une envolée du phénomène.

C’est dans la catégorie des non-salariés, que les personnes sont les plus amenées à travailler le dernier jour de la semaine: ils sont 37,9% à être concernés, et ce, le plus souvent de manière régulière pour 28,4% (soit au moins deux dimanches sur le mois écoulé).

Le médico-social est le plus concerné

Les salariés eux, ne sont que 19,4% à sacrifier leur dimanche pour aller travailler, et pour 12% de manière régulière.

Le travail du dimanche concerne aussi bien les femmes (21,9%) que les hommes (21,3%), et de manière équitable ceux qui travaillent à temps complet (21,8%) et partiel (20,8%).

Les différences sont en revanche marquantes selon les métiers et les secteurs d’activité: 54,7% des gens travaillant dans la protection et la sécurité sont amenés à travailler le dimanche, ils sont 48,8% parmi les agriculteurs et 55,9% parmi ceux oeuvrent dans le social et le médicosocial.

Les professionnels du spectacle sont aussi très mobilisés (42,6%) tout comme les salariés de la restauration et de l’hébergement (51,3%). Si globalement l’industrie est peu active le dimanche (14,4%), il n’en va pas de ceux travaillant dans une usine spécialisée dans l’alimentaire (27,3%).

A l'opposé, les salariés des banques et des assurances sont les moins concernés par le travail domincial (7,5%) tout comme ceux ayant une activité dans l'immobilier (9,9%).

Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco