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Production audiovisuelle: pourquoi Mediawan veut quitter la bourse

Le groupe derrière la série 10 pour cent entend renforcer le contrôle de son trio de dirigeants Niel/Pigasse/Capton et son ancrage français.

C'est une des très belles success-story de la production audiovisuelle française: Mediawan accumule les succès et la crise ne semble pas avoir trop de conséquences sur son activité.

Invité du Grand Journal de l'Eco, Pierre-Antoine Capton, président du directoire de la société confondée également par Matthieu Pigasse et Xavier Niel le souligne: "le secteur souffre mais il n'y a jamais eu autant de demandes de contenus" de la part des chaînes de TV.

Pourtant, le groupe derrière la série 10 pour cent ou encore La Flamme a décidé de tourner le dos à la Bourse de Paris. Pourquoi?

"Une question de souveraineté culturelle"

"A un moment où le monde des médias est en train d'exploser, on voulait renforcer notre contrôle à Xavier, Matthieu et moi, renforcer notre ancrage français parce qu'en bourse, tout peut arriver et aujourd'hui, c'est aussi une question de souveraineté culturelle", explique-t-il. Il s'agit également "de lancer avec de nouveaux partenaires financiers une nouvelle histoire pour Mediawan".

Fallait-il vraiment sortir de la cote pour tenir ces objectifs? "Vous avez vu comme moi que sur certains groupes il y a quelques mouvements capitalistiques", ajoute Pierre-Antoine Capton qui évoque le groupe Lagardère sans le nommer.

Il s'agit donc pour le dirigeant "de pouvoir contrôler son destin et d'être en capacité de faire exactement ce qu'on souhaitait".

Enfin, le responsable estime que "la valeur" du titre à la Bourse "n'était pas forcément la bonne donc on a pris cette décision avec succès puisque les investisseurs de Mediawan ont tous adhéré, avec un succès de près de 86%, une prime de près de 40% (...) il nous manque 3%" pour finaliser ce retrait.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business