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Pour Olivier Dussopt, le budget 2021 n'est pas obsolète

Invité de Good Morning Business ce lundi, le ministre chargé des Comptes publics met en avant la "prudence" du gouvernement malgré les risques de renforcement de la crise.

Confirmation de la deuxième vague épidémique, mise en place du couvre-feu, probabilité forte de reconfinement: autant d'éléments qui pourraient mettre à mal le budget 2021 et les prévisions de croissance dui gouvernement. Mais pour Olivier Dussopt, le ministre chargé des Comptes publics, malgré le contexte, les hypothèses budgétaires sont tenables.

Nous avons fait une prévision très prudente", souligne-t-il ce lundi sur BFM Business. Malgré les mesures qui sont annoncées, malgré les mesures de restrictions, nous n'avons pas besoin de revoir notre cadrage macro-économique".

Rappelons que le gouvernement table sur une récession de 10% cette année et un rebond de la croissance de 8% en 2021, alors que le FMI par exemple ne prévoit que +6% et la Banque de France +7,4%.

"La question n'est pas d'y croire mais de faire"

Tenir ces engagements, "c'est évidemment l'objectif (...) grâce au plan de relance qui va apporter 1,5 point de croissance. C'est la raison pour laquelle nous allons le décaisser très vite. Nous sommes dans cette hypothèse là et nous faisons en sorte par les mesures que nous prennons pour accompagner le tissu économique de garantir ces hypothèses", ajoute le ministre.

"L'objectif est ambitieux mais c'est un objectif réaliste. Notre objectif, c'est de faire en sorte que dans deux ans à l'issue du plan de relance, nous ayons retrouvé le même niveau de richesse qu'avant la crise fin 2019. La question n'est pas d'y croire mais de faire et faire c'est mettre en place ce plan de relance", martèle Olivier Dussopt.

Reste le débat du calendrier du déblocage des crédits avec 22 milliards d'euros sur les 100 qui seraient débloqués l'année prochaine.

"Vous vous trompez", estime le ministre. Et d'expliquer: "nous avons prévu 22 milliards de crédits de paiements auxquels il faut ajouter les 10 milliards de baisse des impôts de production, auxquels il faut ajouter les 10 milliards que nous avons déjà engagés à la fin de l'année 2020 ce qui fera 42 milliards, soit la moitié des crédits dépendants de l'Etat, les autres crédits dépendants de l'Unedic et de la Sécurité sociale ou de la BPI. Donc l'objectif est bien d'être à 50% fin 2021 comme nous l'avons dit depuis le début".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business