BFM Patrimoine

Tout ce qui change avec le nouveau billet de 20 euros, le plus utilisé en France

Plus d'un billet sur deux retirés au distributeurs est un billet de 20 euros.

Plus d'un billet sur deux retirés au distributeurs est un billet de 20 euros. - BCE

La nouvelle coupure de 20 euros arrive dans les distributeurs automatiques de billets ce mercredi. Le billet ne ressemble qu'en apparence à son prédécesseur. Pour lutter contre la contrefaçon, de nombreuses nouveautés ont été introduites dans sa fabrication.

Après le billet de 5 euros et celui de 10 euros, c'est au tour du billet de 20 euros de connaître un lifting bienvenu. La coupure la plus utilisée en France (52% des billets retirés en distributeur est un billet de 20 euros et il est largement le plus utilisé pour les paiements, selon la Fédération bancaire française) se dote ainsi d'une nouvelle identité visuelle, plus colorée.

De nombreux changements sont ainsi notables, ce qui fait que l'on peut, en fait, difficilement les confondre avec les anciennes versions, dont 1,9 milliard d'exemplaires ont été imprimés en France depuis l'introduction de la monnaie unique. La couleur dominante, le bleu, et les dessins (le pont et l'architecture gothique) sont conservés. Mais le design est mis à jour par un artiste berlinois, Reinhold Gerstetter.

Une nouvelle identité visuelle

Premier changement, le mot euro, est désormais écrit non seulement en alphabet latin et grec mais aussi en cyrillique pour répondre à son éventuelle introduction en Bulgarie. Le chiffre 20 n'est plus bleu mais émeraude. Un portrait de la princesse grecque Europa est visible en filigrane sur les deux côtés.

Sur les bordures du verso (là où le pont est visible) figure désormais une série de petites lignes imprimées. Surtout à droite de l'église se trouvent désormais plusieurs illustrations dont une fenêtre hologramme qui, à la lumière du jour fait apparaître le portrait d'Europe. Si l'on incline le billet, ce portrait est remplacé par le chiffre 20 avec des couleurs arc-en-ciel.

-
- © -
-
- © -

Enfin une modification importante: le billet est différent au toucher, étant plus ferme que l'ancienne version. Tous ces changements ne sont évidemment pas seulement d'ordre esthétique.

Ils visent en fait à rendre la tâche plus difficile aux faussaires. C'est notamment le but de la fenêtre hologramme qui, avec les effets de transparence, est plus difficile à reproduire. Car le billet de 20 euros est de loin le plus contrefaits en Europe. Plus d'un billet "piraté" sur deux (54,7% au premier semestre) est en effet un billet de 20 euros, loin devant le billet de 50 euros (31,3%). Sur les six premiers mois de 2015, plus de 248.000 coupures ont ainsi été retirés de la circulation, selon les chiffres de la Banque centrale européenne.

Un défi pour les banques françaises

Par ailleurs, l'introduction de ce nouveau billet de banque va constituer un vrai défi pour les banques françaises. Dans un communiqué publié mardi, la Fédération bancaire française a évoqué "une opération logistique lourde" qui demande "l'adaptation de près de 58.000 distributeurs de billets sur le territoire français".

"Mais aussi celle des automates de dépôts ainsi que toutes les machines en backoffice qui contrôlent la qualité des billets après leur remise par les commerçants ou les particuliers", ajoute-t-elle. 

Ce qui explique que le nouveau billet va être mis très progressivement en circulation. Dans un premier temps, il coexistera avec les billets issus de la première série. Ces derniers cesseront ensuite d'avoir cours à titre définitif à une date encore inconnue mais qui sera "communiquée bien à l'avance", précise la FBF.