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Taux: la lente dégradation se poursuit malgré baisse actions

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(CercleFinance.com) - Pas de statistiques macro-économiques en Europe ou aux USA ce lundi mais des déclarations à profusion. Yves Mersch, un des plus influents membre du directoire de la Banque centrale européenne rappelle que stopper le plan de

(CercleFinance.com) - Pas de statistiques macro-économiques en Europe ou aux USA ce lundi mais des déclarations à profusion.

Yves Mersch, un des plus influents membre du directoire de la Banque centrale européenne rappelle que stopper le plan de soutien d'urgence aux banques grecques (ELA) causerait un chaos dans le système financier grec.

Même si les banques grecques sont exsangues (les grecs vident leurs comptes à coups de milliards d'Euro chaque semaine), le gouvernement s'oppose Tsipras à la mise en place d'un contrôle des capitaux: Yves Mersch confirme que c'est une décision nationale qui ne dépend pas de la BCE.

En ce qui concerne la récente tension des taux, elle est due -toujours selon Mr Mersch- au raffermissement de la croissance et aux renversements des anticipations concernant l'inflation (fini le spectre de la déflation).

Alors que les marchés d'action ont perdu plus de 1% en moyenne en Europe, les marchés obligataires n'ont pas bénéficié d'un phénomène d'arbitrage (course vers la sécurité) et la dégradation des rendements s'est poursuivie avec +3,5 à 4Pts de base sur les Bunds (0,885% contre 0,85%), les OAT (à 1,2150% contre 1,118%) ou le '10 ans' belge (1,22% contre 1,1780%).
Plus au Sud, la tension s'avère marginal avec +2Pts sur les 'bonos' à 2,25% et +2,5% sur les BTP italiens à 1,26%.

Le seul chiffre informel publié ce lundi fut le baromètre 'Sentix' du moral des investisseurs européens: il chute de -2,5Pts, de 19,6 vers 17,1 en mai (consensus de 18,7).

Le dossier grec est le plus souvent évoqué parmi les nuages qui obscurcissent l'horizon économique (les pourparlers n'ont absolument pas avancé de tout le weekend) et chacun estime que c'est à l'Allemagne qu'un 'Grexit' reviendrait le plus cher.

Le '10 ans ' grec s'est légèrement tendu (+8Pts de base à 11,5%) mais c'est marginal et sans réelle signification.

La Maison Blanche fait également pression pour que le créanciers et Athènes rapprochent leur point vue mais A.Tsipras considère que les propositions du FMI et de l'UE restent inacceptables... et les grecs sont de plus en plus nombreux à soutenir Syriza.

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