BFM Patrimoine

Faux agents de l'AMF, attention à l'arnaque!

Façade de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), à Paris.

Façade de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), à Paris. - -

Ils vous appellent pour vous prévenir que vos placements ne sont pas sûrs en se réclamant de l'Autorité des Marchés Financiers. Ne leur communiquez surtout pas vos coordonnées bancaires, il s'agit d'une escroquerie.

L'avertissement de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) est très clair: "En aucun cas, un salarié ou mandataire de l’AMF ne peut vous demander de verser de l’argent. En conséquence, vous ne devez pas donner suite aux sollicitations de personnes se présentant abusivement comme salariés ou préposés de l’AMF".

L'organisme a d'ailleurs mis à jour mercredi sa liste des "sites internet non autorisés proposant du trading d’options binaires (un produit financier qui permet de spéculer à la hausse ou la baisse sur une action, ou un autre sous-jacent, sans avoir à acheter directement cette action, NDLR)".

Une escroquerie bien rodée

En dépit des mises en garde, de nombreuses personnes se sont laissées prendre dans les filets d'escrocs se faisant passer pour des agents de l'AMF.

Selon un mode opératoire bien huilé, l'arnaqueur propose des placements mirobolants ou, mieux encore, de récupérer des sommes perdues auprès d'autres brokers. La tentation de "se refaire" et de l'argent facile rapide pousse à investir des sommes dont les victimes ne reverront évidemment et sauf exception, jamais la couleur. "Ça pue littéralement l'arnaque. Ils vous font croire que vous avez des sommes qui sont en déshérence, que le placement sur lequel est votre argent est trop risqué et se propose de vous le transférer sur quelque chose de plus sécuritaire", raconte Christophe Nicquevert après avoir été contacté par une fausse société de trading.

Et il est d'autant plus facile de tomber dans le panneau, que les escrocs sont bien renseignés. "Vous avez des escrocs qui ont récupéré des noms de ces personnes (ceux inscrits sur des sites de brokers non autorisés, NDLR) et qui les contactent", explique Nathalie Lemaire, responsable des relations avec les épargnants. Elle évoque aussi des "victimes désespérées".

David Namias et Mariam Pirzadeh