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Les "excès" de la location temporaire dénoncés devant le siège parisien d'Airbnb

Le logo d'Airbnb.

Le logo d'Airbnb. - Martin Bureau - AFP

Des collectifs, issus du Pays Basque, de Bretagne ou de Paris, ont dénoncé ce samedi le manque de mesures d'Airbnb contre l'abus de la location temporaire. Ils estiment les habitants lésés par la réduction de l'offre de logement et la hausse des prix en zone touristique.

Plusieurs collectifs dénonçant l'emprise croissante des locations de courte durée dans les zones touristiques se sont retrouvés ce samedi devant le siège d'Airbnb à Paris, pour réclamer des mesures plus énergiques contre les "excès" du secteur.

La quinzaine de personnes représentant les différents collectifs ont brièvement déployé une grande banderole sur le trottoir, affichant "Airbnb partout, logements nulle part".

"Il faut inverser la fiscalité" qui pèse plus sur la location longue durée que sur la location temporaire, a indiqué Franck Rolland, membre d'un collectif de Saint-Malo, "Saint-Malo, j'y vis j'y reste".

Les habitants de la région lésés

"Il faut aussi que la loi autorise les communes de moins de 100.000 habitants qui ne sont pas en zone tendue à mettre en place des réglementations" restreignant les locations de courte durée, a-t-il également indiqué.

Selon Emma Tosini, de l'association basque Alda, "il y a 6 ou 7000 meublés touristiques permanent sur 41.000 logements privés en location au Pays Basque", une situation qui réduit l'offre de logements pour les habitants de la région.

Alda demande notamment que soit appliquée au Pays basque une "règle de compensation", obligeant les propriétaires à proposer un logement de longue durée pour chaque logement de courte durée.

Parmi les associations représentées figuraient également Paris vs Airbnb et Droit au logement (DAL). Le DAL réclame de son côté "d'interdire les locations touristiques de logements qui ne sont pas la résidence principale du propriétaire, comme à New York".

"Créer une police du logement"

Il faut également "créer une police du logement, chargée de traquer et sanctionner lourdement la fraude aux rapports locatifs, qui s'est développé dans tous les champs du secteur locatif privé", a indiqué l'association.

D'autres collectifs ont apporté leur soutien au rendez-vous de samedi, dont Ressac, un collectif de l'île de Groix ou BNB, un collectif du Val d'Europe en région parisienne où est implanté le parc Euro Disney.

Par dérision, Alda a posé ce vendredi une fausse annonce sur Airbnb pour la location de la mairie d'Anglet, qui était toujours visible samedi après-midi sur le site de la plateforme.

Victoria Beurnez avec AFP