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Le siège de Randstad France brièvement occupé par des ouvriers sans-papiers

Randstad offre 3,40 dollars par action pour sa cible, soit une prime de 22,7% par rapport au cours de clôture de Monster lundi 8 août 2016 à Wall Street.

Randstad offre 3,40 dollars par action pour sa cible, soit une prime de 22,7% par rapport au cours de clôture de Monster lundi 8 août 2016 à Wall Street. - Benoît Doppagne-BELGA-AFP

Des sans-papiers ont occupé les locaux du groupe de travail temporaire qui les employait pour réclamer leur régularisation.

Plusieurs dizaines d'intérimaires sans-papiers du BTP employés par Randstad et demandant leur régularisation ont occupé mercredi matin le siège français du groupe néerlandais de travail temporaire à Saint-Denis, a-t-on appris de sources concordantes.

Une délégation a été reçue par la direction qui s'est engagée à examiner la demande de 37 d'entre eux, a indiqué à l'AFP Étienne Deschamps, porte-parole de la CNT qui avait organisé le mouvement.

"Randstad France s'est engagé à examiner les dossiers présentés", a confirmé le groupe de travail temporaire.
"Le groupe procèdera à l'établissement d'un (formulaire) Cerfa de régularisation si les dossiers étudiés le permettent. Dans le cas où les intérimaires concernés ne seraient plus en poste, une attestation de concordance faisant figurer le nombre d'heures travaillées pour les agences du groupe Randstad sera remise aux intéressés. Munis de ces documents, les travailleurs concernés pourront entamer ou poursuivre leurs démarches de régularisation", a-t-il ajouté.

Le petit groupe, qui s'était installé sans violence en début de matinée dans le hall d'accueil, s'est ensuite dispersé sans autre incident vers midi.

"Certains travaillent pour Randstad sans discontinuer depuis 2016, a assuré Etienne Deschamps. Il y a deux situations de travailleurs. Certains salariés avec des alias et certains qui travaillent sous leur vraie identité mais avec de faux titres de séjours".

Selon lui, une dizaine de ces ouvriers sont toujours employés par Randstad.

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi avec AFP Journaliste BFM Éco