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Le marché de l'emploi confirme sa (très) légère embellie

Le marché de l'emploi confirme sa lente reprise.

Le marché de l'emploi confirme sa lente reprise. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Recrutement, rémunération, mobilité... Selon une étude du cabinet de recrutement Hays, les tendances observées sur le marché de l'emploi en 2016 confirment une lente reprise et laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l'année à venir.

Le marché du travail se porte mieux. Du moins, c’est la conclusion établie par le cabinet Hays, leader mondial du recrutement spécialisé, dans sa dernière étude*. Plusieurs signaux encourageants semblent en effet confirmer la lente reprise amorcée en 2016 sur le front de l’emploi en France. En matière de recrutement d’abord, puisque 92% des employeurs interrogés ont déclaré avoir embauché de nouveaux collaborateurs en 2016 (contre 81% en 2015). Ils sont par ailleurs 69% à envisager des recrutements en 2017.

Les rémunérations semblent elles aussi avoir bénéficié d’un coup de pouce l’année dernière à en croire les 80% d’employeurs qui assurent avoir augmenté les salaires, quand bien même les revalorisations se sont majoritairement faites dans des proportions limitées (de l’ordre de 0 à 2% dans la plupart des cas). Et si les grands groupes sont majoritairement plus enclins à généraliser les augmentations (44%), les PME/PMI se révèlent plus généreuses puisque 47% d’entre elles ont octroyé des hausses de salaires allant de 2 à 5% contre 28% des grands groupes en 2016.

La mobilité et le travail temporaire progressent

Du côté des salariés, la tendance à la reprise se confirme également. En témoignent les chiffres de la mobilité au travail qui, en parallèle des données sur le recrutement, sont révélateurs d’un “climat économique plus stable” selon l’étude. Ainsi, 48% des salariés interrogés ont déclaré avoir changé de poste en 2016 quand 58% envisagent de trouver un autre emploi cette année. Pour les sondés, les principaux motifs qui incitent au changement d’activité sont les suivants: intérêt du poste (62%), rémunération (59%) et perspectives d’évolution (56%). En revanche, lorsqu’ils sont en poste, les salariés trouvent leur motivation à travers deux leviers majeurs, à savoir la diversification des missions (29%) et la rémunération (26%). Les entreprises de leur côté cherchent à stimuler la performance de leurs employés en offrant des formations (39%) et un bon cadre de travail (32%).

Enfin, le recours au travail temporaire a été plus important en 2016 qu’en 2015 (61% contre 57%) et a également été marqué par un allongement de la durée des contrats (37% de missions de plus de 3 mois contre 30% en 2015). Le cabinet Hays y voit un signe d’“accroissement de l’activité des entreprises” et donc de reprise de l’activité économique. Pour les besoins ponctuels, les entreprises ont majoritairement recours au CDD (58%) plutôt qu’à l’intérim (42%). Parmi les candidats interrogés, 67% estiment que le travail temporaire permet de développer les compétences et l’employabilité.

*L’étude porte sur un panel de plus de 5000 candidats et clients du cabinet Hays.

Paul Louis