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Laure de La Raudière proposée au poste de présidente de l'Arcep par Emmanuel Macron

La députée Laure de La Raudière est proposée en qualité de présidente de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.

C'est donc Laure de la Raudière qui a été choisie par le Président de la République pour prendre la tête de l'Arcep, l'autorité de régulation des télécoms. Elle devrait succéder à Sébastien Soriano, dont le mandat a pris fin le 3 janvier.

Dans un communiqué, l'Elysée précise que le président envisage la nomination de la députée, sur proposition du premier ministre. C'est maintenant aux commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat de se prononcer sur ce choix "dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution". Cet alinéa précise que le chef de l'Etat ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages
exprimés au sein des deux commissions.

Laure de La Raudière, 55 ans, est députée du groupe Agir de la troisième circonscription d'Eure-et-Loir.

Un choix "abérrant" pour Xavier Niel

Cette nomination avait fuité dans la presse hier. Sur notre antenne lundi 4 janvier, Xavier Niel, le fondateur de Free avait jugé cet éventuel choix "abérrant". Car si il le reconnait, "Elle est très compétente, elle connaît bien le secteur et les télécoms" , il s'est dit "un peu surpris, puisqu'elle a travaillé pendant 15 ans chez Orange".

"Je pense qu'on a besoin d'un homme ou d'une femme qui connaisse aussi bien les télécoms que Laure de La Raudière mais qui n'ait pas travaillé dans le secteur, ça serait mieux", affirmait Xavier Niel.

Laure de La Raudière, a plus précisément été salariée de l'entreprise publique de l'époque: France Télécom. Entrée dans l'entreprise à la fin des années 1980, elle l'a quittée en 2001 alors qu'elle était directrice départemental d’Eure-et-Loir de France Télécom.

Tendance libérale et pro-entreprises, la députée de centre droit siège depuis 2007 à l'Assemblée, où elle est régulièrement intervenue sur "les enjeux du numérique". Après France Télécom, elle a rejoint une start-up, puis a créé son entreprise de conseil en réseaux. Elle s'engage ensuite durablement en politique en 2007, en s'imposant aux législatives dans la 3e circonscription d'Eure-et-Loir, sous la bannière de l'UMP, devenue LR depuis.

Lors de la présidentielle de 2017, elle participe activement à la campagne infructueuse de Bruno Le Maire lors de la primaire de droite, remportée par François Fillon. Comme d'autres, elle claquera la porte au moment de l'affaire Fillon puis rejoindra en 2017 un groupe parlementaire de centre droit conciliant avec la majorité présidentielle.

Elle se présente sans succès à la présidence de l'Assemblée, obtenant 34 voix, contre 353 pour le candidat LREM François de Rugy. Fin 2017, elle prend part à la fondation du parti centriste Agir avec plusieurs élus dont le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester.

https://twitter.com/AnneKatell Anne-Katell Mousset Rédactrice en chef adjointe BFM Éco