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La France n'accordera pas un nouveau délai à l’Italie pour racheter les chantiers de l'Atlantique

Il ne reste que 7 jours au constructeur naval italien Fincantieri pour racheter les Chantiers de l'Atlantique.

Les Chantiers de l’Atlantique vont-ils passer sous pavillon italien? C'est de moins en moins sûr: il ne reste que 7 jours au constructeur italien Fincantieri pour racheter le chantier naval de Saint-Nazaire. Or, selon nos informations, la France n'accordera pas un nouveau délai à l’Italie, sonnant le glas du projet de rachat. Un accord avait pourtant été signé en 2017 mais depuis, l'Italie ne semble plus vraiment intéressée.

Voilà maintenant plusieurs mois que Fincantieri traîne des pieds. Le groupe refuse de fournir à la Commission européenne les éléments nécessaires afin de vérifier que ce rachat ne contredit pas les règles de la concurrence. Fincantieri serait très probablement obligé de céder des actifs pour s’emparer des chantiers, ce que ne souhaitent pas les Italiens. Par ailleurs, sa grande proximité avec le géant chinois de la construction navale pourrait être pour Bruxelles un motif de refus.

"La balle est dans leur camp"

L'accord prévoyait que Fincantieri détienne 50 % du capital des chantiers, en ajoutant 1% prêté par l'Etat français – le reste étant principalement ventilé entre l’Etat et Naval Group. Bon prince, Paris a déjà prolongé la validité de l’accord quatre fois pour laisser le temps à Fincantieri de s'organiser. Mais manifestement les chantiers français n’intéressent plus les Italiens, qui n'ont plus qu'une semaine pour se manifester.

"La balle est dans leur camp", nous explique un acteur du dossier. Passé ce délai, les chantiers resteront sous pavillon français. Charge à l'Etat qui possède 84% de trouver de nouveaux repreneurs.

Jean-Baptiste Huet avec J. Br.