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L'Arabie Saoudite affectée par la chute du pétrole veut céder 1% de son mastodonte Aramco

Un salarié de l'usine du géant pétrolier saoudien Aramco à l'usine de Jeddah, le 24 novembre 2020.

Un salarié de l'usine du géant pétrolier saoudien Aramco à l'usine de Jeddah, le 24 novembre 2020. - FAYEZ NURELDINE © 2019 AFP

L'Arabie Saoudite qui connaît des difficultés financières souhaite céder 1% de son géant pétrolier pour diversifier ses sources de revenus.

L'Arabie saoudite a entamé des discussions avec une firme étrangère afin de lui vendre 1% du géant pétrolier saoudien Aramco, a indiqué mardi le prince héritier Mohammed ben Salmane lors d'une interview télévisée. La société pétrolière saoudienne qui produit environ 10 % du pétrole mondial est avec une valorisation de 1888 milliards de dollars la troisième plus grosse capitalisation du monde après Apple et Microsoft.

"Des négociations sont en cours pour l'acquisition de 1% du capital d'Aramco par l'une des principales firmes énergétiques mondiales, et cela sera très bénéfique aux ventes d'Aramco dans ce pays", a déclaré MBS, sans davantage de précisions.

Cette cession pourrait rapporter près de 19 milliards de dollars au cours actuel de l'action du géant saoudien.

Aramco avait déjà vendu, en décembre 2019, une partie de son capital, et en avait obtenu 29,4 milliards de dollars. Aramco pourrait annonces une nouvelle offre d'actions à des investisseurs internationaux d'ici un an ou deux, a ajouté le prince.

Plus tôt ce mois-ci, Aramco avait vendu pour 12,4 milliards de dollars une participation minoritaire dans une entreprise de pipelines à la firme américaine EIG Global Energy Partners.

Fermé aux étrangers

Ces démarches illustrent la volonté de Ryad de lever des fonds afin de financer ses efforts de diversification de son économie. Le mois dernier, la firme a annoncé une chute de 44,4% de ses bénéfices en 2020, posant un grave problème à l'Etat saoudien, son principal actionnaire.

La dette d'Aramco a augmenté au moment où l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a été affectée à la fois par la chute des prix du baril et la diminution de la consommation mondiale due à la pandémie de Covid-19.

Pendant longtemps, Aramco était sous strict contrôle du gouvernement et était considéré comme fermée aux investissements extérieurs.

Mais avec l'arrivée de facto aux commandes du prince Mohammed ben Salmane, qui veut mettre en oeuvre son ambitieux plan de réformes "Vision 2030", le royaume a montré sa détermination à céder une partie de son contrôle. Ce mois-ci, cela fait cinq ans que le prince héritier a lancé son plan "Vision 2030".

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi avec AFP Journaliste BFM Éco