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L’activité a fortement repris dans les entreprises françaises en mai

La reprise de l’activité est particulièrement prégnante dans le secteur de la fabrication de matériel de transport.

La reprise de l’activité est particulièrement prégnante dans le secteur de la fabrication de matériel de transport. - Ludovic Martin - AFP

Les demandes de chômage partiel des entreprises ont bien reculé en mai, se félicite la Dares ce vendredi. L’amélioration de l’activité est particulièrement notable dans la fabrication de matériel de transport et l’hôtellerie-restauration.

L’activité des entreprises n’avait plus atteint un tel niveau depuis le mois de mars et le confinement. Ainsi seuls 5% des 7,8 millions de salariés au chômage partiel en mai l’étaient pour cause d’arrêt total d’activité de leur entreprise. En avril, cette proportion s’établissait à 12% et elle culminait à 19% en mars, annonce la Dares ce mercredi. Et le chômage partiel complet s’écroule: seul 13% des salariés étaient dans ce cas fin-mai, contre un quart fin-mars.

Mais l’inquiétude demeure, alors que le service des statistiques du ministère du Travail constate que "les causes de la chute d’activité se modifient et esquissent le passage d’un choc sanitaire à un choc de demande".

Côté bonnes nouvelles, la Dares note que la reprise de l’activité est particulièrement prégnante dans les secteurs de la fabrication de matériel de transport et dans l’hôtellerie restauration. Deux pôles qui avaient particulièrement souffert pendant le confinement. Elle est aussi très nette dans la construction et les TPE.

Des réductions d'effectifs "contenues"

Par ailleurs, les réductions d’effectifs restent "contenues globalement", se félicite le ministère du Travail. Certes, "elles sont significatives dans certains secteurs", par exemple dans les hôtels et restaurants, mais les analystes de la Dares voient "majoritairement des non-renouvellements de CDD" plutôt que des licenciements.

Du côté des mauvaises nouvelles, les statisticiens du ministère du travail constatent que l’activité n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise. Et facteur d’inquiétude supplémentaire dans une économie française dont plus de la moitié de la richesse vient de la consommation: "Les causes de la chute d’activité se modifient et esquissent le passage d’un choc sanitaire à un choc de demande".

Ainsi, parmi les causes avancées par les entreprises pour obtenir du chômage partiel pour leurs salariés, la perte de débouchés est passée en tête, (50% des demandes, contre 45% en avril), suivie des fermetures administratives. Ces deux explications sont passées loin devant le manque de personnel pouvant travailler et les difficultés d’approvisionnement.

La conclusion de ce rapport sur le chômage partiel donne des perspectives en demi-teinte également. D’un côté, le nombre d’entreprises qui anticipent un retour à une activité normale en moins de trois mois augmente de 3 point (43% contre 40 fin-avril. Mais il en reste 36% qui ne voient pas de mieux avant la fin de l’année, et 1 sur 5 se déclarent incapables de dater un retour à la normale.

Nina Godart