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Les pom-pom girls reconnues à leur juste valeur

Après une longue bataille, les pom-pom girls ont enfin obtenu un statut légal

Après une longue bataille, les pom-pom girls ont enfin obtenu un statut légal - NOAH SEELAM / AFP

Ni salaire minimum, ni couverture sociale, les "cheerleaders" américaines n'étaient pas considérées comme des salariées à part entière. Leur statut vient de changer au terme d'une longue bataille médiatique et judiciaire.

Habituées à défendre en rythme et en mini-jupes leurs équipes en agitant des pompoms de couleur acidulée, les pomp-pom girls ont décidé de se battre pour leurs droits. Plusieurs cheerleaders ont décidé d'attirer l'attention sur leurs conditions de travail en intentant des actions de groupes contre cinq clubs. 

100 dollars par match

Dans un match de la NFL, la ligue professionnelle, chaque pom-pom girl est payée 100 dollars par match, à raison de 10 matchs par saison. Si l'on ne compte que la durée du match, c'est bien payé. Mais cette rémunération ne tient compte ni des entraînements, ni des déplacements, ni de toutes les apparitions promotionnelles en dehors du stade, qui ne sont pas pris en compte par les équipes. Si l'on fait le total, leur rémunération n'excède pas les 5 dollars de l'heure. 

Les Raiders cèdent

Au terme d'une longue bataille judiciaire, celles qui sont chargées de chauffer les stades ont obtenu gain de cause. Un accord amiable a été trouvé avec les Oakland Raiders en Californie. Le club a été contraint de verser 1,25 millions de dollars (environ 1,10 millions d’euros) à 90 membres et anciennes titulaires.

Dans la foulée, l'Etat vient même de faire adopter la loi AB202, dite "loi Cheerleader" qui reconnaît aux pom-pom girls un statut de salarié. Une reconnaissance qui s'accompagne de nouveaux droits à commencer par un salaire minimum de 9 dollars de l'heure. Les congés maladie et les heures supplémentaires seront également rémunérés. Et le mouvement pourrait s'étendre. Un projet de loi similaire vient d'être déposé dans l'État de New York.

J.B Cadier avec la rédaction