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Le Parti libéral démocrate au Japon veut redresser le pays

Les conservateurs du PLD ont gagné les élections législatives

Les conservateurs du PLD ont gagné les élections législatives - -

Grand vainqueur des élections législatives, qui ont eu lieu ce dimanche 16 décembre, le PLD déplore une "économie est en très mauvais état. Nous sommes en déflation et le yen est trop fort". Le PLD va tenter de doper la troisième puissance économique mondiale.

"Nous devons surmonter la crise que traverse le Japon. Nous avons promis de sortir le Japon de la déflation et de corriger la hausse du yen (qui a pris 10,31% depuis 6 mois). La situation est dure, mais nous devons faire cela". Le futur probable Premier ministre, Shinzo Abe, qui pourrait prendre ses fonctions le 26 décembre, veut tenter de redresser le pays.

Le (PLD), qui prône plus de fermeté à l'égard de la Chine, a largement remporté, ce dimanche 16 décembre, les élections législatives anticipées au Japon, renvoyant dans l'opposition le Parti démocrate (PDJ) après une parenthèse de trois ans.

Selon les projections établies par la chaîne de télévision Asahi sur la base des sondages sortie des urnes, le PDL, qui avait été battu en 2009, remporterait à lui seul 296 des 480 sièges de la chambre basse du Parlement.

Le PLD veut lutter contre la déflation

Le programme du PLD reste favorable au nucléaire, malgré les débats nés de l'accident nucléaire de Fukushima en mars 2011. Il préconise une politique monétaire très accommodante associée à des dépenses budgétaires élevées, afin de lutter contre la déflation qui frappe le Japon, entré dans sa quatrième récession depuis 2000.

Le PLD veut doper la troisième puissance économique mondiale et mettre une pression accrue sur la banque centrale du Japon pour qu'elle ouvre les vannes.

Il aura fallu moins d'une législature pour que s’effondre le PDJ, certes desservi par la crise économique et la triple tragédie de mars 2011 (séisme, tsunami et accident de Fukushima). Oubliant une dette colossale (plus de 200% du PIB), il avait triomphé en 2009 grâce à de généreuses promesses sociales et économiques pour beaucoup non tenues.

Diane Lacaze et AFP