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Le château de la reine Elisabeth II menacé par une grève inédite

Le château de Windsor est le lieu de villégiature de la Reine

Le château de Windsor est le lieu de villégiature de la Reine - Peter Mcdiarmid - AFP

Le personnel du château de Windsor, qui sert de villégiature à la reine, pourrait mener le premier mouvement social de son histoire. Les salaires et les conditions de travail sont en cause.

"Never complain, never explain" ("Ne jamais se plaindre, ne rien expliquer"). Pour la première fois, la fière devise des Windsor est mise à mal au sein même du personnel de la Reine. Un mouvement social pourrait bien relayer les plaintes de plus d'une centaine de salariés du château de Windsor.

Et mettre à jour un certain malaise dans la gestion des ressources humaines de la couronne d'Angleterre. Le château de Windsor sert de villégiature à Elisabeth II pour les week-ends, elle y organise régulièrement banquets et dîners d'Etat. Et elle s'apprête d'ailleurs à y passer le week-end de Pâques, comme chaque année. Mais cette fois le climat risque d'être un peu tendu.

PCS, le syndicat des services publics et commerciaux qui représentent la majorité des salariés du château (120 sur 200 personnes employées) a lancé une consultation qui doit s'achever le 14 avril prochain pour décider de lancer ou non un grève.

Des salaires qui ne "sont pas décents pour vivre"

Il affirme qu'ils sont mal payés, et doivent aussi effectuer des tâches supplémentaires non rémunérées. Comme jouer les interprètes et organiser les visites touristiques des lieux. "Il est scandaleux que le personnel soit si mal payé et que l'on attende de lui d'effectuer gratuitement des tâches qui rapportent de l'argent à la famille royale", a dénoncé Mark Serwotka, le secrétaire général du syndicat.

Selon ce dernier, le mouvement pourrait débuter fin avril, et consisterait en l'interruption des tâches hors contrat, comme la prise en charge des visiteurs du château. "Il s'agit du premier mouvement de ce type, spécifique aux propriétés royales, et il intervient après des années de limitation salariale qui voit des employés loyaux être payés en-dessous du salaire communément reconnu comme décent pour vivre, avec de nouvelles recrues commençant avec 14.400 livres (19.600 euros) par an", indique le syndicat.

Alexandra Paget avec AFP