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La France gagne en attractivité

La Banque mondiale estime que la France a gagné en attractivité grâce certaines réformes du droit du travail.

La Banque mondiale estime que la France a gagné en attractivité grâce certaines réformes du droit du travail. - Jean-Christophe Verhaegen- AFP

La Banque mondiale a publié, le 28 octobre, l’édition 2015 de son classement sur l'environnement des affaires. Singapour est toujours en tête, suivis par la Nouvelle-Zélande et  Hong Kong. La France atterrit à la 31ème position soit deux places de plus que l’année passée.

La Banque mondiale apprécie certains efforts faits par la France pour augmenter l'attractivité du climat des affaires dans le pays. Dans l’édition 2015 de son rapport "Doing Business" publiée mardi, qui passe au crible le cadre réglementaire s'appliquant aux petites et moyennes entreprises dans 189 économies, l’Hexagone se classe à la 31ème place, soit deux crans de plus que l’année passée.

La Banque Mondiale a apprécié certaines mesures mises en œuvre, comme le fait d’avoir "réduit le temps" nécessaire à l'enregistrement d'une société et "réformé de façon significative" certaines règles de son droit du travail, notamment sur les procédures collectives de licenciement.

Le classement 2015 consacre à peu près le même quinté que dans l'édition précédente: Singapour, leader depuis l'édition 2007, reste en tête, suivis par la Nouvelle-Zélande, Hong Kong, le Danemark et la Corée du Sud.

Les Etats-Unis évincés du top 5

Pourtant, la Banque a modifié sa méthodologie en affinant l'étude de certains indicateurs et en approfondissant ses évaluations dans les pays de plus de 100 millions d'habitants. Mécontente de son rang, la Chine avait en effet tapé du poing sur la table fin 2012 et exigé la suppression pure et simple d'un classement qui risquait, selon elle, de "ruiner la réputation" de la Banque. D'autres voix avaient simplement pointé d'importantes failles méthodologiques.

Malgré ses récriminations, la Chine continue d'avoir des raisons d'être mécontente: elle reste dans le ventre mou du classement (90e) même si elle grappille trois places et devance d'autres grands pays émergents, Brésil (120e) ou Inde (142e). Les Etats-Unis font les frais de cette nouvelle méthodologie : ils sont éjectés de ce "top 5" et pointent désormais à la 7e position.

Le classement continue de susciter des interrogations. Malgré la grave crise géopolitique qui les oppose, la Russie et l'Ukraine améliorent leurs positions dans ce classement en pointant respectivement à la 62e (+2 places) et à la 96e position (+16 places). Le rapport ne "reflète pas les aspects liés à la sécurité, la prévalence des pots-de-vin et de la corruption (...) ou la stabilité macro-économique" des pays, explique la Banque mondiale.

C.C. avec AFP