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La croissance indienne dépasse celle de la Chine

Narendra Modi devrait bénéficier politiquement des bons chiffres de la croissance indienne.

Narendra Modi devrait bénéficier politiquement des bons chiffres de la croissance indienne. - Justin Tallis - AFP

En atteignant 7,4% en rythme annuel au trimestre dernier, la croissance de l'Inde s'est montrée plus vigoureuse que celle du voisin chinois. Et marque ainsi sa différence avec d'autres pays émergents.

Les chiffres pourraient faire saliver nombre de dirigeants européens. La croissance de l'Inde a en effet accéléré à 7,4% en rythme annuel pendant le trimestre juillet-septembre, dépassant celle de la Chine. Le tout à la faveur d'une amélioration de la demande intérieure et de l'activité manufacturière, selon les données publiées lundi par le ministère des statistiques.

Au trimestre avril-juin, le premier de l'exercice fiscal indien qui se termine fin mars, le produit intérieur brut avait augmenté de 7%. La Chine a fait état en octobre d'une croissance annuelle de 6,9% pour les trois mois au 30 septembre. 

Alors que d'autres grands pays émergents comme le Brésil ou la Russie pâtissent de la chute des cours des matières premières, l'Inde, fortement importatrice de pétrole et d'or, en profite au contraire pour réduire son déficit commercial et stimuler son activité.

Un espoir pour Modi

La croissance plus forte du trimestre écoulé redonne aussi espoir au Premier ministre Narendra Modi, dont le parti a essuyé un revers électoral cuisant au début du mois dans le Bihar, le troisième État le plus peuplé du pays. Le chef du gouvernement compte sur son programme de réformes pour renforcer la troisième économie asiatique.

Les chiffres meilleurs que prévu du PIB confortent par ailleurs les anticipations de maintien des taux directeurs de la Reserve Bank of India (RBA), la banque centrale indienne, lors de sa réunion de politique monétaire de mardi. La précédente réunion en septembre s'était soldée par une baisse de taux plus forte que prévu, de 50 points de base à 6,75%, après déjà trois assouplissements d'un quart de point depuis le début de l'année.

Y.D. avec Reuters