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Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) : les enjeux internationaux "vont nous rattraper"

Invité dans Good Morning Business et au deuxième jour de la "Rencontre des entrepreneurs de France", le patron du Medef est revenu sur l'impact qu'un Brexit sans accord pourrait avoir sur les industries tricolores. Le bilan est contrasté.

"Si les Britanniques veulent partir, il faut qu'ils signent l'accord qui est sur la table. Sinon, ce sera un hard Brexit, ce qui est une très mauvais nouvelle pour tout le monde, mais certainement une plus mauvaise nouvelle pour les Britanniques". Comme quantité d'observateurs et d'économistes, Geoffroy Roux de Bézieux ne voit pas d'un bon œil la situation à laquelle l'économie britannique est aujourd'hui confrontée.

Invité dans Good Morning Business ce jeudi sur BFM Business, et au deuxième jour de la "Rencontre des entrepreneurs de France" (l'université d'été du Medef nouvelle version), Geoffroy Roux de Bézieux estime que les entreprises tricolores risquent gros. "N'oubliez pas qu'on a 11 milliards d'euros d'exportations vis-à-vis du Royaume-Uni. C'est l'un des rares pays avec l'Espagne sur lequel nous avons un solde positif. Donc à court terme c'est une mauvaise nouvelle", rappelle-t-il.

Des secteurs plus exposés que d'autres

Au-delà du Brexit, Geoffroy Roux de Bézieux estime que, dans l'absolu, cette rentrée 2019 se révèle "contrastée". Pourquoi? Parce qu'il y a "d'abord de gros nuages qui s'accumulent à l'international et qui, pour le moment, touchent moins la France parce que nous sommes moins exposés, ne serait-ce que parce que nous exportons moins. Mais qui, un jour où l'autre, vont nous rattraper. On le voit en Allemagne".

Sur le volet des filières qui peuvent être plus sensibles aux décisions géopolitiques, le patron du Medef pointe des secteurs comme celui de la consommation et du bâtiment.

A l'inverse, ceux des transactions immobilières et de l'assurance devraient y être moins confrontés. Résultat: si la conjoncture se révèle, là-encore, contrastée, "on a vraiment une situation qui nous inquiète", relève-t-il.

Pas de quoi, pour autant, décourager l'organisation patronale qui indique aborder cette rentrée 2019 sous les meilleurs auspices. C'est-à-dire de façon "constructive" et "optimiste".

J.C-H