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Aide au développement: des pays riches pointés du doigt

L'Union européenne aurait dû débloquer 52,5 milliards de dollars de plus.

L'Union européenne aurait dû débloquer 52,5 milliards de dollars de plus. - Gérard Cerles- AFP

En 2013, en moyenne, les pays riches n'ont consacré que 0,29% de leur revenu globale pour l'aide au développement. Loin de 0,7% fixé par les Nations Unies.

Certains pays ne respectent pas leur engagement. L'organisation non-gouvernementale ONE a appelé lundi 6 octobre les pays riches à en faire plus contre la pauvreté en Afrique. Elle a rappelé que plusieurs d'entre eux - dont la France - n'ont pas tenu leurs promesses sur l'aide au développement.

"L'aide publique au développement est repartie à la hausse en 2013, mais la plupart des donateurs n'ont pas respecté leurs engagements (...) et ne consacrent pas une part suffisante de cette aide aux pays les plus pauvres", indique l'organisation co-fondée par le chanteur de U2 Bono dans un rapport.

Selon les données citées par l'ONG, la part globale consacrée aux pays riches à l'aide au développement n'a atteint en 2013 que 0,29% de leur revenu global, loin de l'objectif de 0,7% fixé par les Nations Unies. Collectivement, l'Union européenne aurait dû débloquer 52,5 milliards de dollars supplémentaires pour atteindre cet objectif, affirme ONE.

Axer les dépenses sur les besoins essentiels

"D'anciens champions de l'aide au développement comme la France, le Canada, l'Australie et les Pays-Bas ont réduit leur budget consacré à l'aide" en 2013, déplore aussi l'organisation non-gouvernementale.

Par ailleurs, selon le rapport, seul un tiers de l'aide humanitaire d'urgence est allouée aux pays les moins développés qui en ont le plus besoin, déplore le rapport. Enfin, les pays africains ont "échoué à axer" leurs dépenses sur les besoins essentiels qui pourraient "sauver des vies" et faire reculer la pauvreté.

Selon ONE, les pays riches et pauvres doivent "urgemment" combler ces "graves failles" pour parvenir à l'objectif d'éradication de l'extrême pauvreté d'ici à 2030. "L'an prochain, nous voulons voir les leaders mondiaux s'accorder sur une série d'objectifs de développement ambitieux et stimulants qui feront la différence auprès des plus pauvres", a indiqué Sara Harcourt, une des responsables de ONE, citée dans un communiqué.

Diane Lacaze avec AFP