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Ikea rouvre son magasin parisien de la Madeleine, avec plus d'articles

Face à la fermeture imposée des grandes surfaces, le marchand de meuble diversifie ses canaux de distribution.

Ikea Madeleine devient Ikea City. Après deux mois de fermeture, le magasin parisien du géant du meuble revient ce samedi dans une nouvelle version enrichie. " Nous avons réajusté, adapté certains pans du magasin, pour redéfinir et réinventer ce parcours", explique Emma Recco, directrice du développement de l'activité et de la stratégie d'Ikea France à l'antenne de BFM Business.

Trois changements majeurs attendent les clients du magasin, dont la rénovation a coûté 1 million d'euros. Le nombre d'articles disponibles sera plus important, et comprendra notamment des petits meubles et d'avantage d'objets de décoration. Le rayon enfance sera élargi, ainsi que celui dédié au mobilier de bureau.

"C’était une demande très importante des consommateurs, surtout en ce moment", commente Emma Recco en référence au boom du télétravail imposé par le Covid-19.

La réouverture de cette petite surface de 5400 mètres carrés a d'autant plus d'importance depuis que l'enseigne a été contrainte de fermer la totalité de ses magasins de périphérie suite aux mesure gouvernementales sur les centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20.000 m². "Les grands magasins peuvent être un handicap" déplore Emma Recco, sans donner de chiffre précis sur les pertes occasionnées par ces mesures.

Ikea négocie pour rouvrir ses magasins

Pour pouvoir accueillir des clients sans tomber sous le coup de la loi, Ikea a fait plusieurs propositions au gouvernement.

"On peut condamner certains espaces de nos magasins pour être en dessous de 20.000 m², ou bien réduire nos jauges, avance Emma Recco. "Nous avons même proposé un système de rendez-vous pour pouvoir pénétrer dans le magasin."

Dans le même temps, Ikea se développe sur les ventes en ligne, pour lesquelles l'entreprise a investi 250 millions d'euros en France les deux prochaines années. Sur ce secteur, Emma Recco "voit une progression" mais note cependant qu'il ne "compense qu’une partie des pertes dues aux fermetures des magasins".

Samuel Kahn