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Valls: "Nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom"

"Nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom", plaide Manuel Valls,

"Nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom", plaide Manuel Valls, - Guillermo Legaria - AFP

Le Premier ministre Manuel Valls estime que l'on peut encore sauver l'usine Alstom de Belfort, dont la fermeture est prévue d'ici deux ans, si "les dirigeants jouent pleinement leur rôle".

Pas de fermeture de site, ni de plan social, tente de rassurer Alstom, qui a décidé de transférer les activités de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici 2018, en raison d'une pénurie de commandes sur le marché français. Une décision qui ne passe pas auprès du gouvernement.

"La méthode employée par Alstom est inacceptable" a déclaré ce dimanche le Premier ministre Manuel Valls lors du "Grand rendez-vous" organisé par la radio Europe 1, la chaîne iTELE et le quotidien économique Les Echos.

"Nous l'avons dit cette semaine aux dirigeants (...) On ne peut pas prendre de telles décisions ainsi", a-t-il ajouté. "Nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle", a lancé le Premier ministre. L'Etat est actionnaire à hauteur de 20% du capital de l'entreprise.

Une réunion lundi

Une réunion interministérielle se tiendra lundi matin à l'Elysée autour de François Hollande et de Manuel Valls sur la situation d'Alstom,

Outre le chef de l'Etat et le chef du gouvernement, le ministre de l'Economie Michel Sapin, le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies seront présents, selon la même source, confirmant une information du Journal du dimanche. Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge avait été convoqué à Bercy jeudi pour se voir imposer "une phase de négociation".

C.C. avec AFP