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Un port et un aéroport bloqués en corse par des nationalistes

Des nationalistes corses ont bloqué samedi le port de Bastia et l'aéroport Napoléon Bonaparte d'Ajaccio en signe de protestation "contre le non-transfèrement des prisonniers politiques incarcérés sur le continent." A Bastia, où plus de 3.000 passagers dev

Des nationalistes corses ont bloqué samedi le port de Bastia et l'aéroport Napoléon Bonaparte d'Ajaccio en signe de protestation "contre le non-transfèrement des prisonniers politiques incarcérés sur le continent." A Bastia, où plus de 3.000 passagers dev - -

AJACCIO (Reuters) - Des nationalistes corses ont bloqué samedi le port de Bastia et l'aéroport Napoléon Bonaparte d'Ajaccio en signe de...

AJACCIO (Reuters) - Des nationalistes corses ont bloqué samedi le port de Bastia et l'aéroport Napoléon Bonaparte d'Ajaccio en signe de protestation "contre le non-transfèrement des prisonniers politiques incarcérés sur le continent."

A Bastia, où plus de 3.000 passagers devaient embarquer, l'unique voie permettant l'accès au port a été bloquée à partir de 10h00 par des militants rassemblés derrière une banderole proclamant "Solidarita."

Un embouteillage géant a paralysé la ville, provoquant la colère des usagers, en pleine saison touristique.

Pour Dominique Tafani, porte-parole de Solidarita, "la population insulaire, comme l'ensemble de la classe politique territoriale, exigent le retour de tous les prisonniers politiques, mesure prévue dans la législation".

A Ajaccio, aussi, le blocage de l'aéroport a causé une grande pagaille sur la bretelle longeant une plage écrasée de soleil.

Des dizaines de passagers se sont frayés un chemin à pied, tirant leurs bagages au milieu des voitures immobilisées, dans l'espoir d'arriver à temps. Quelques signes d'énervement se sont manifestés, mais sans gravité.

La situation devrait évoluer favorablement en milieu d'après-midi, avec l'annonce par les manifestants d'une toute prochaine levée des barrages dressés par environ 200 militants, à Bastia comme à Ajaccio.

Pierre Constantini, édité par Gérard Bon