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SNCF: les amendes pourraient augmenter de 40 à 100%

La SNCF va lancer un vaste plan contre la fraude.

La SNCF va lancer un vaste plan contre la fraude. - François Guillot - AFP

La compagnie ferroviaire prévoirait une augmentation drastique du montant des amendes afin de lutter contre la fraude.

La SNCF s’attaque aux fraudeurs et, sans surprise, va augmenter le tarif de ses amendes. Celles-ci pourraient ainsi augmenter de 40 à 100% selon les cas, selon RTL.

Le nouveau barème prévoirait par exemple un doublement de l’amende forfaitaire pour un billet non composté, qui passerait de 10 à 20 euros. Les clients qui n’auraient pas eu le temps d’acheter leur billet et qui se présenteraient spontanément au contrôleur ne seront pas épargnés, puisqu’ils devraient s’acquitter d’une amende de 7 euros au lieu de 4 actuellement. Et ceux qui "oublieraient" de se présenter aux agents verront la facture grimper de 35 à 50 euros (si la facture est réglée immédiatement), voire de 50 à 100 euros si tel n’est pas le cas.

Un contrôle d'identité systématique envisagé

Ce dernier cas, relativement fréquent sur certaines lignes, préoccupe particulièrement la compagnie ferroviaire. Car selon elle, seuls 11,6% des amendes envoyées aux fraudeurs sont effectivement réglées. La solution pourrait être de contrôler l’identité des voyageurs avant leur accès au train, même si cette mesure apparaît difficile à mettre en place. La fermeture des quais aux personnes qui ne seraient pas en possession de billet, déjà utilisée pour les voyages en Eurostar ou en IDTGV, est également envisagée.

Ces initiatives visant avant tout à faire rentrer l’argent dans les caisses interviennent à un moment crucial pour la SNCF. Car même si la compagnie devrait terminer l’exercice 2014 dans le vert, selon son président Guillaume Pepy, son budget 2015 sera une nouvelle fois marqué par des suppressions de postes. Mais aussi des réductions de coûts qui pourraient, une fois n’est pas coutume, déplaire à sa clientèle : augmentations ciblées des tarifs des TGV, durcissement des conditions d’échange de billets, suppression des voitures bar pour les trajets inférieurs à trois heures, etc.

En avril dernier, l’entreprise avait déjà annoncé la réduction de la validité des billets de train, qui devrait passer de 61 jours actuellement à 7 jours seulement. Objectif : réduire de 35% la fraude dans les TER d’ici à 2020. Avec, à la clé, 15 millions d’euros de recettes supplémentaires.

Y.D.