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Retards à la SNCF : l’ultimatum de 3 régions

« Nous payons aujourd’hui pour un service qui n’est pas rendu », déplore Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la région Franche-Comté.

« Nous payons aujourd’hui pour un service qui n’est pas rendu », déplore Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la région Franche-Comté. - -

Les présidents des régions Aquitaine, Franche-Comté et Picardie menacent la SNCF de stopper leur contribution financière si la circulation des TER ne s’améliore pas. Ils dénoncent des retards et annulations permanents.

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Les présidents socialistes des régions Aquitaine, Franche-Comté et Picardie menacent de ne plus verser un centime à la SNCF. Trains en permanence bondés, retards et annulations se multiplient… Ces présidents se plaignent de la mauvaise qualité du service des Trains express régionaux (TER), financés en partie par les Conseils régionaux.

« Des incidents ont éclaté dans une gare après une énième annulation »

« Si les conditions de transport des usagers ne s’améliorent pas d’ici avril, nous ne verserons plus d’argent à la SNCF », explique sur RMC Claude Gewerc, le président (PS) de la région Picardie, première région de province contributrice en euro par habitant. « Je verse 146 millions à la SNCF. Je veux qu’elle fasse son devoir. Tous les jours je reçois des mails de gens qui se plaignent parce que leur train avait 20 minutes, 1 heure voire 2 heures de retard (…) Il y a 10 jours, des incidents ont éclaté dans une gare. Un train a été annulé pour la énième fois et des usagers ont exprimé leur colère lorsque le train d'après est arrivé. Un jour on aura un grave accident si ça continue ».

« Les TER, insuffisants, sont toujours bondés »

En Franche-Comté, c’est une mauvaise organisation dans la répartition des trains qui pose problème. Avec l’arrivée du TGV, la SNCF a supprimé des trains régionaux. Sauf que les usagers ont boudé les TGV, préférant les TER aux billets moins chers. Du coup, « les TER, insuffisants, sont toujours bondés », explique Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la région Franche-Comté. « Nous payons aujourd’hui pour un service qui n’est pas rendu ».
De son côté, la SNCF fait son mea culpa et explique que les problèmes sont liés à la mise en place des nouveaux horaires depuis le 11 décembre 2011 et aux travaux de modernisation des voies. L’entreprise promet une amélioration de la situation d’ici le printemps.

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La Rédaction avec Mickaël Frison