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PSA : Varin affirme qu'il n'y aura pas de licenciements secs

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Le gouvernement entame cette semaine des discussions avec les syndicats et la direction de PSA, après l'annonce jeudi de la suppression de 8.000 postes.

PSA affirme avoir étudié toutes les alternatives à la fermeture du site d’Aulnay. Neuf solutions ont été examinées pour résoudre le problème de surproduction dont souffre le groupe PSA. L’arrêt de la production du site d’Aulnay était selon la direction la meilleure option en termes d’impact économique. Le groupe espère ainsi économiser près de 108 millions d’euros par an. C'est le meilleur choix également en termes d’impact social poursuit Philippe Varin.

Pas d'autre alternative

Le patron du constructeur automobile explique que la proximité de Poissy permet des mobilités en région parisienne alors que les autres scénarios auraient entrainé des déplacements inter régions. Sur le front de l’emploi, Philippe Varin persiste, il affirme qu’il n’y aura pas de licenciement sec, et qu’une solution sera trouvée pour chacun des salariés concernés par la suppression des 8.000 postes en France. François Hollande et Pierre Moscovici ont tous les deux indiqué que ce plan en l’état n’était pas acceptable. Une position que comprend la direction de PSA même si de son côté elle persiste. Avec un marché européen qui s’est rétréci de 25% en 5 ans, Philippe Varin estime qu’il n’y a pas d’autre alternative ajoutant qu’il ne serait d’ailleurs pas surpris que d’autres constructeurs automobiles décident à leur tour de fermer des usines en Europe.

Gaëtane Meslin