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PSA va verser une prime à tous ses salariés

Carlos Tavares et PSA sont en avance sur le plan de relance "back in the race".

Carlos Tavares et PSA sont en avance sur le plan de relance "back in the race". - Eric Piermont - AFP

Les résultats financiers positifs dégagés par le groupe en 2014 se traduiront par une prime de plus de 1.000 euros pour chaque salarié. Pour la plus grande satisfaction des syndicats.

Alors que PSA Peugeot-Citroën semble être de retour dans la course, ses salariés vont pouvoir profiter de cette éclaircie dans les finances du groupe. Ce dernier va en effet verser une prime d'au moins 1.094 euros à ses employés en France en 2015 grâce aux résultats financiers positifs dégagés au cours de l'année dernière, a-t-on appris mercredi auprès du groupe automobile.

Les salariés recevront une prime d'intéressement minimum de 594 euros et un complément de 500 euros. En moyenne, la somme totale atteint 1.288 euros par collaborateur.

Cela représente environ la moitié des "220 millions d'euros qui vont être versés dans le monde aux salariés dans le cadre de l'association aux résultats de l'entreprise", a indiqué à l'AFP Philippe Dorge, directeur des ressources humaines de PSA. "C'est quatre fois plus que ce qu'on a pu verser en 2013", précise-t-il. Les salariés de PSA n'ont pas reçu de prime en 2014.

Prévu dans l'accord de compétitivité

Calculée en fonction du salaire, la prime d'intéressement est versée en cas de résultats positifs, selon un accord signé en janvier avec les syndicats CFE/CGC, CFDT, CFTC, FO et GSEA. Or, PSA a enregistré en 2014 un résultat opérationnel courant redevenu positif à 900 millions d'euros. Le groupe n'ayant pas atteint un résultat net positif (perte de 555 millions d'euros), aucun dividende ne sera en revanche versée aux actionnaires.

Quant au complément de 500 euros, il était prévu en cas d'embellie économique dans l'accord de compétitivité de 2013, qui impose notamment une modération salariale aux employés et une flexibilité accrue.

Les syndicats ravis, la CGT en veut plus

"On avait insisté lourdement sur le retour à bonne fortune quand les résultats de l'entreprise commenceraient à s'améliorer, c'est une chose pour laquelle ils ont tenu parole", s'est félicité Franck Don pour la CFTC, signataire de l'accord intitulé Nouveau contrat social.

"Nous nous sommes associés au redressement de l'entreprise quand elle était en péril. Nous lui sommes associés par cet intéressement quand la situation s'améliore", a réagi pour sa part Jacques Mazzolini de la CFE-CGC.

La CGT estime en revanche que "la direction n'a plus aucune raison de poursuivre le blocage des salaires instauré depuis 2013", alors que ses résultats financiers "explosent". Elle réclame en conséquence "une augmentation générale de 300 euros par mois" pour l'ensemble des salariés, désormais "obligés à travailler gratuitement les samedis, avec des primes supprimées et des congés payés attaqués".

Y.D. avec AFP