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Paris impose un jour de repos aux VTC pour la journée sans voiture

Entre 11 heures et 18 heures, les voitures seront bannies du centre de Paris. Pour se déplacer, il y aura des taxis et des bus, mais pas de VTC.

Entre 11 heures et 18 heures, les voitures seront bannies du centre de Paris. Pour se déplacer, il y aura des taxis et des bus, mais pas de VTC. - Patrick Kovarik - AFP

Le 27 septembre, Paris sera une ville presque sans voiture. Pour se déplacer, les Parisiens pourront prendre le bus ou le taxi. Et les VTC ? Ils devront rester en dehors des limites du périphérique.

La Journée sans voiture est à Paris une grande fête dédiée à l’environnement. Le dimanche 27 septembre, entre 11 et 18 heures, les véhicules seront interdits de circuler dans le centre de la capitale. Dans les autres arrondissements, la circulation est déconseillée et la vitesse sera limitée à 20 km/h.

Pour permettre à ceux qui doivent impérativement se déplacer, la Mairie de Paris autorise quelques véhicules à circuler : les livreurs, les secours, les bus et les taxis. Et les VTC ? Ils sont exclus du dispositif. Cette décision a été officialisée en juillet dans un arrêté préfectoral.

Par contre, rien n’explique ce choix qui risque de raviver les querelles entre VTC et taxis. S’agit-il de ne pas inciter les milliers de VTC à entrer dans Paris ? Est-ce une manière de privilégier les taxis parisiens ?

Les VTC demandent aux juges de trancher

En attendant, les sociétés de VTC prennent plutôt mal cette mise à l’index. Elles ont saisi la justice dans une audience en référé. Résultat : la requête a été rejeté par le tribunal administratif.

Sur les réseaux sociaux, Uber, Chauffeur Privé et LeCab réclament une rencontre avec Anne Hidalgo afin de savoir les raisons de ce choix qu’ils jugent discutable. D’autant que pour l’occasion, les Taxis Bleus annoncent sur Twitter le lancement d’une offre promotionnelle à 10 euros la course entre… 11 heures et 18 heures.

Pour les VTC c'est une provocation, pour les taxis, c'est une service à apporter aux Parisiens. La guerre entre les chauffeurs des deux corporations risque de reprendre de plus belle le jour de la journée sans voiture.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco