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Nouvelle grève prévue mardi chez Lufthansa

Les passagers vont devoir faire preuve de patience mardi, en raison de la nouvelle grève du personnel navigant de la Lufthansa.

Les passagers vont devoir faire preuve de patience mardi, en raison de la nouvelle grève du personnel navigant de la Lufthansa. - -

Après 2 jours de grève la semaine dernière, le personnel de bord de la compagnie allemande appelle à un nouvel arrêt de travail, le 4 septembre. Malgré cette nouvelle menace, la direction ne souhaite pas céder sur les augmentation de salaires.

Les vols de la Lufthansa risquent de connaître de nouvelles perturbations mardi 4 septembre. Le syndicat UFO, qui fédère les deux tiers des 18 000 stewards et hôtesses de la compagnie, a appelé à un nouvel arrêt de travail qui "devrait être de plus grande ampleur "que le précèdent, affirme-t-il.

Le personnel de bord a, en effet, suivi un premier mouvement de grève, vendredi dernier pendant 8 heures, qui a paralysé l’aéroport de Francfort. Lufthansa a dû annuler plus de 300 vols, pour la plupart des court et moyen-courriers, rien que pour cette journée. La désorganisation qui s’en est suivi a conduit à l’annulation de 18 vols le samedi.

Des négociations au point mort

Syndicats et direction se livrent à un bras de fer depuis le mois d’avril. Le syndicat UFO rejette le recours à du personnel de cabine intérimaire dans les appareils de la Lufthansa.

Il bataille aussi pour obtenir des augmentations de salaire, après un gel de 3 ans. Le personnel souhaite obtenir 5% de plus, sur 15 mois, avec une rétroactivité remontant au mois de janvier. Lufthansa ne souhaite pas aller au-delà de 3,5 %, en échange d’un temps de travail accru. Un porte-parole de la compagnie a annoncé que malgré cette nouvelle menace de grève, il n’envisageait pas de réviser à la hausse sa proposition.

Lufthansa mène actuellement un plan d’économie qui lui permettra d’améliorer ses résultats de 1,5 milliard d’euros d’ici la fin de 2014. La compagnie allemande souffre de l’augmentation du prix du kerosène, d’une concurrence accrue, ces deux facteurs étant en plus aggravés par une conjoncture morose.

En mai, la compagnie a ainsi annoncé son intention de supprimer 3 500 postes administratifs.

Coralie Cathelinais et Reuters