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"Les vélos Mobike sont conçus pour un usage très intensif de quatre ans"

Etienne Hermite, dirigeant de Mobike France, était l'invité de Stéphane Soumier ce mercredi dans Good Morning Business.

Etienne Hermite, dirigeant de Mobike France, était l'invité de Stéphane Soumier ce mercredi dans Good Morning Business. - BFM Business

VIDÉO - Le directeur France du nouvel entrant sur le marché des vélos en libre-service à Paris expliquait ce mercredi matin sur BFM Business pourquoi Mobike ne s'inquiétait pas du vandalisme pour ses vélos.

Toujours plus de vélos en libre-service dans Paris. Le chinois Mobike se lance ce mercredi à l’assaut de la capitale. C'est le quatrième opérateur de ce qu'on appelle le "Free Floating" à investir les rues de Paris. Il va devoir trouver sa place sur des trottoirs déjà bien encombrés, faire face au vandalisme et bientôt, à une nouvelle législation municipale.

Face au vandalisme, ou "tout simplement à la dureté de la vie d'un vélo en environnement urbain", comme le désigne le directeur de Mobike France, Etienne Hermite, le nouvelle entrant est serein. Notamment parce que, explique-t-il, "nos vélos n'ont pas de rayons mais des tiges en aluminium, ils ont des chambres à air, pas de chaîne. Ce sont des vélos conçus pour un usage très intensif, pour durer quatre ans".

De quoi, il en est convaincu, épargner à Mobike les déboires de son concurrent, Gobee Bike, qui a dû retirer ses vélos de Lille et Reims. Sur les 400 vélos déployés dans cette dernière ville, seuls 20 étaient encore en état de marche au bout de quelques mois. "Le vandalisme sur notre flotte avait atteint les limites du surmontable", explique la société.

Le trésor des données personnelles

L'autre écueil que pourrait rencontrer la jeune pousse vieille de deux ans, c'est l'évolution de la législation à Paris. À mesure que les trottoirs se couvrent de ces vélos qu'on ne dépose plus sur des bornes mais partout où l'on veut, la Mairie de Paris réfléchit à la mise en place d'une taxe.

"Le service qu'on apporte est une opportunité pour la Mairie de Paris qui veut tripler les déplacements à vélo dans ses rues, de 5 à 15%. Pour les atteindre, il faut une offre de vélo qui augmente d'une façon très sensible", souligne Etienne Hermite. Ainsi, Mobike est "en dialogue avec la municipalité pour faire en sorte que les vélos s'intègrent harmonieusement dans l'environnement urbain".

"Aujourd'hui, il y a à Paris 25.000 places de stationnement pour les vélos". Il en faut plus, estime-t-il. Ce qui, à ses yeux, "n'est pas très compliqué, puisque nos vélos n'ont pas besoin de mobilier urbain, il suffit de les ranger en rang d'oignons". À condition que les Parisiens se garent sur les places dédiées.

Quant à la concurrence féroce entre les opérateurs à Paris, elle ne fait pas peur à Mobike. "Nous avons huit millions de vélos, 200 millions d'utilisateurs et 30 millions d'utilisations quotidiennes. Nous sommes la première société au monde d'internet des objets, puisque nos vélos sont dotés de puces GPS et sont connectés à internet". Ainsi, comme les autres opérateurs, Mobike mise sur la monétisation de son futur trésor: les données personnelles.

N.G.