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Les taxis gardent leur monopole vers Roissy

Dans le cadre de l'examen du projet de loi Grenelle II, les députés ont renoncé à remettre en cause le monopole des taxis parisiens vers l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Dans le cadre de l'examen du projet de loi Grenelle II, les députés ont renoncé à remettre en cause le monopole des taxis parisiens vers l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau - -

Les députés ont renoncé à remettre en cause le monopole des taxis parisiens vers l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Dans le cadre de...

PARIS (Reuters) - Les députés ont renoncé à remettre en cause le monopole des taxis parisiens vers l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Dans le cadre de l'examen du projet de loi Grenelle II, ils ont adopté un amendement supprimant une disposition introduite par la commission du Développement durable en février dernier.

"Cette disposition concentrerait encore plus de taxis sur l'aéroport de Roissy où ils sont déjà en surabondance sans apporter de bénéfice à la clientèle qui dispose d'ores et déjà d'une offre diversifiée", a expliqué le secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique Bussereau dans l'hémicycle.

Il a annoncé l'ouverture d'une négociation entre le gouvernement, les élus et les professionnels concernés.

Rédigé par trois députés UMP d'Ile-de-France au nom de la libre concurrence, l'amendement autorisait tous les taxis - plus seulement les taxis parisiens - à attendre dans les aéroports franciliens, et notamment à Roissy-Charles-de-Gaulle, pour prendre en charge des passagers.

Ses partisans avaient déploré en commission que de nombreux véhicules estampillés "taxis parisiens" attendent sur un parking "le plus souvent avec le moteur allumé ce qui n'est guère satisfaisant en termes de développement durable".

Dominique Bussereau, comme le président de la commission du développement durable, étaient hostiles à cette disposition. Le rapporteur UMP du Grenelle II avait été mis en minorité après avoir déclaré que l'amendement n'avait "rien à voir avec le développement durable".

Le rapport Attali sur la croissance, qui préconisait une ouverture de la profession de taxi, avait déclenché une série de manifestations des chauffeurs.

Emile Picy et Laure Bretton, édité par Yves Clarisse