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Les syndicats de PSA voient une “opportunité” dans le rachat d’Opel

Des employés de PSA sur le site de Mulhouse, dans le Haut-Rhin

Des employés de PSA sur le site de Mulhouse, dans le Haut-Rhin - Sébastien Bozon - AFP

Les syndicats réformistes du groupe français considèrent qu’ils pourraient accompagner un projet dont il souligne toutefois la grande complexité. Ils demandent à avoir les éléments détaillés du projet et souhaitent que la direction dissipe les doutes sur l'emploi.

PSA devrait pouvoir compter sur l'appui des représentants du personnel. Cinq des six syndicats du groupe ont indiqué dimanche voir dans le projet d'acquisition d'Opel "une opportunité à saisir", qu'ils se disent prêts à soutenir "après la levée des interrogations sur les conséquences sociales".

Alors que l’officialisation du rachat doit avoir lieu ce lundi 6 mars dans la matinée, ces syndicats (FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et SIA-GSEA) saluent dans un communiqué commun "une opportunité intéressante", qu'ils "pourraient se déclarer prêts à accompagner".

Les organisations soulignent néanmoins que le projet, qui doit donner naissance au deuxième constructeur de véhicules en Europe, derrière Volkswagen, est "extrêmement complexe".

Un CCE sur le sujet

Pour cette raison, elles demandent à la direction "de présenter des éléments détaillés pour confirmer la viabilité du projet d'acquisition" et "apporter des garanties sur les conséquences stratégiques, économiques et sociales de ce projet".

"Dès lors, les organisations réformistes pourraient officialiser leur soutien", écrivent-elles en évoquant la tenue, "prochainement", d'un Comité central d'entreprise consacré au sujet.

La CGT critique

Pour sa part, la CGT s'était montrée très critique en réagissant la première, dès l'annonce vendredi. Qualifiant l'opération de "très juteuse pour les actionnaires de PSA", le syndicat "met en garde" les salariés, de PSA comme d'Opel.

Car "une fois les élections politiques allemandes passées (fin 2018), il est évident que Carlos Tavares aura comme premier objectif de s’attaquer à l’emploi", craint la CGT.

FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC et SIA-GSEA rappellent avoir signé l'accord 2016-2019 sur l'emploi et la compétitivité et à ce titre considèrent être "garantes du maintien de l'emploi sur l'ensemble du territoire".

Cet accord social comprend des objectifs en matière d'emploi (1.000 embauches CDI, 6.000 emplois jeunes), de production (un million de véhicules produits par an) et de nouveaux modèles lancés (8 en tout, au minimum un par usine) jusqu'en 2019.

J.M. avec AFP