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Les A380 et A350 d'Airbus bientôt équipés de boîtes noires éjectables?

Les boîtes noires automatiques pourraient équiper les A380 et A350 d'Airbus

Les boîtes noires automatiques pourraient équiper les A380 et A350 d'Airbus - Johannes Eisele - AFP

L'avionneur européen a indiqué ce lundi 12 janvier avoir entamé des discussions pour fabriquer des enregistreurs de vols éjectables pour ses A380 et A350. Une technologie qui pourrait également concerner les A330 et A320

Airbus veut agir pour la sécurité aérienne. L'avionneur européen, qui présentera mercredi ses résultats commerciaux pour l'année 2014, a indiqué ce 12 janvier avoir entamé des discussions avec les autorités de régulation européennes dans l'éventualité de fabriquer des enregistreurs de vols (communément appelé "boîtes noires") éjectables.

Déjà utilisés depuis des décennies dans les avions militaires, ces enregistreurs éjectables se détachent de l'avion lors d'un accident et flottent à la surface en émettant un signal de détresse satellite, permettant ainsi de les retrouver plus facilement.

Deux à quatre avions concernés

Cette technologie viendrait équiper les avions long-courriers A350 et A380 d'Airbus, des appareils qui seraient alors les premiers avions civils à être dotés d'une telle technologie. L'avionneur européen a ajouté lundi ne pas exclure de doter les nouvelles versions de ses avions A330 et A320 d'un tel équipement.

"Airbus travaille avec l'AESA (l'Agence européenne de la sécurité aérienne, ndlr) (...) et d'autres parties prenantes pour faire avancer l'adoption d'une telle solution dans tout le secteur", a dit un porte-parole d'Airbus, ajoutant qu'il était impossible de dire quand un tel équipement serait installé dans des avions du constructeur. Interrogée par l'agence Reuters, l'AESA s'est, elle, refusée à tout commentaire.

"Nous devons être en mesure de trouver les boîtes noires"

Dès mars 2014, le PDG d'Airbus, Fabrice Brégier avait manifesté son intention de travailler sur cette technologie pour l'aviation civile, rappelle airinfo.org. "Nous devons être en mesure de trouver les boîtes noires, ceci est indispensable".

Les discussions entre Airbus et l'Agence européenne de la sécurité aérienne interviennent par ailleurs au moment où les autorités du monde entier se demandent s'il ne faut pas préconiser des "boîtes noires" éjectables pour l'aviation civile.

Une équipe de plongeurs de la marine indonésienne a mis deux semaines pour récupérer l'enregistreur des paramètres de vol de l'Airbus d'AirAsia, qui s'est abîmé fin décembre en mer de Java avec 162 personnes à bord. Dans le cas du crash Paris-Rio de 2009 , il avait même fallu deux ans pour retrouver la boîte noire de l'Airbus A330-200 d'Air France par 3.900 mètres de profondeur dans l'Océan Atlantique.

J.M. avec Reuters