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Laisser sa voiture dans la rue va coûter 500 euros par an aux Parisiens

Les tarifs de stationnement sont passés du simple au double dans certains quartiers parisiens.

Les tarifs de stationnement sont passés du simple au double dans certains quartiers parisiens. - François Guillot - AFP

Depuis le 1er janvier, les tarifs de stationnement ont explosé dans la capitale, notamment pour les résidents. Une situation parfaitement assumée par la municipalité, qui met en avant une "révolution culturelle".

Depuis ce mardi, le stationnement résidentiel est gratuit dans la capitale pour cause de pollution excessive. Mais pour les automobilistes parisiens, cette incitation à ne pas utiliser sa voiture ne fera que réduire très à la marge une augmentation substantielle de leur budget stationnement cette année. Car depuis le 1er janvier, les tarifs imposés aux véhicules occupant la voie publique ont subi une hausse spectaculaire.

Pour les non-Parisiens, d’abord, où l'heure passe de 3,60 à 4 euros pour les 11 premiers arrondissements (les plus centraux) et de 1,20 à 2,40 euros pour les autres. Finie également la gratuité les samedis et l’ensemble du mois d’août. Les plages horaires où le paiement est obligatoire augmentent également de 60 minutes.

Le tarif quotidien a plus que doublé pour les résidents

Pour les Parisiens, ensuite. La carte de résident deviendra ainsi payante lors de son renouvellement (45 euros par an, 90 euros pour 3 ans) le 1er février prochain.

Mais la plus forte augmentation concerne les tarifs appliqués au stationnement résidentiel qui passent de 1,50 euro par jour au lieu de 0,65 euro, et, pour une semaine complète, de 3,25 à 9 euros.

Un Parisien qui laisse sa voiture garée pendant les 365 jours de l’année voit ainsi son budget exploser: de 169 à environ 500 euros par an. A titre de comparaison, le prix moyen d’un abonnement dans un parking Vinci de la capitale s’élève à 125 euros par mois, soit 1.500 euros par an.

Un impôt déguisé?

Une situation assumée par la municipalité socialiste, soucieuse de "désencombrer l’espace public". Mais aussi de faire rentrer un peu d’argent dans les caisses, l’ensemble de la mesure devant rapporter environ 50 millions d’euros. Un nouvel impôt qui ne dit pas son nom, alors que la maire Anne Hidalgo avait justement promis de ne pas les augmenter en 2015, il n’y a qu’un pas que la mairie ne veut pas franchir.

Dans un communiqué, Christophe Najdovski, l’adjoint aux Transports, s'en défend. Pour cet élu écologiste il s'agit d'une "révolution culturelle, où le partage passe avant la propriété individuelle d’une voiture". Et de souligner que les nouveaux tarifs restent "inférieurs aux montants pratiqués dans des villes pourtant bien moins denses que Paris" telles que Grenoble, Metz, Orléans ou Rennes. 

Ci-dessous le courrier de la Mairie de Paris expliquant sa décision

Yann Duvert