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La grève à la SNCF fait les affaires de l'aérien et du covoiturage

Faute de train, les usagers se reportent sur l'aérien ou le covoiturage.

Faute de train, les usagers se reportent sur l'aérien ou le covoiturage. - -

Depuis une semaine la SNCF tourne au ralenti en raison de très nombreux trains annulés. Mais ce mouvement ne fait pas que des mécontents, puisqu'il permet de doper les activités de nombreux spécialistes du transport.

Alors que les députés se penchent ce 17 juin sur le projet de réforme du système ferroviaire français, la grève se poursuit à la SNCF. Les syndicats CGT Cheminot et Sud-Rail ne désarment pas et ont décidé de reconduire le mouvement au moins jusqu'à demain soir.

Mais si l'annulation de nombreux trains depuis une semaine a eu de quoi exaspérer les usagers, ce mouvement fait pas que des mécontents.

La grève à la SNCF fait les affaires de nombreux spécialistes du transport. Concurrencé depuis plusieurs années par le TGV sur certaines destinations, Air France tient sa revanche.

Sans pouvoir encore donner des chiffres précis, la compagnie assure avoir enregistré depuis vendredi dernier une nette augmentation du taux de remplissage de ses avions sur toutes ses lignes entre Paris et les grandes villes du sud de la France.

Même chose chez Hop, où un cadre de la filiale régionale d'Air France affirme que les réservations ont progressé de 8 %. Cette fois, essentiellement sur des lignes de province à province, comme Lyon-Nantes

Une progression de 120% pour BlaBlaCar

Autre bénéficiaire de la paralysie sur les rails, les sites spécialisés dans le co-voiturage. Le grand gagnant est BlaBlaCar. Les dirigeants du site sont formels, 500.000 Français ont eu recours à leur services depuis une semaine. Cela représente une progression de 120%.

En revanche les loueurs de voitures préfèreraient que la grève s'arrête. Certes les premiers jours, ils en ont profité. Mais rapidement se pose un problème de logistique nous dit-on chez Hertz. Car les voitures sont rendues à plusieurs centaines de kilomètres de leur agence d'origine. Et la réorganisation des stocks coûtent très cher.

Mathieu Sevin